Une ignominie de plus

Décidément rien ne sera épargné aux Français d'Algérie, ceux que l'on a appelé "Pieds Noirs" car ils ont le coeur tricolore et ont gardé une fibre patriotique vivante que tant de nos compatriotes ont perdu.

J'étais le 5 Juillet 2006 à l'Arc de Triomphe et je m'apprêtais, avec quelques 500 rapatriés, à honorer le souvenir de nos morts à l'appel de Jean-Pierre RONDEAU président de "ALLO" (les anciens élèves du Lycée Lamoricière d'Oran).

J'avais, pour cela, deux raisons essentielles :

L'anniversaire des massacres d'Oran, qui firent 3000 morts et 5000 disparus à jamais livrés aux tueurs F.L.N. sous l'oeil impavide du boucher d'Oran, le fameux général KATZ, qui exécuta, sans broncher, et sans doute même avec délectation, les ordres du parjure.
Cependant nous étions venus pour prier et pour nous recueillir en souvenir de nos morts, de tous nos morts.

Cette cérémonie devait réunir bon nombre de dirigeants d'associations parfaitement légales dont on trouvera la désignation dans le compte rendu de Jean-Pierre RONDEAU du 7 Juillet 2006.
Ne pouvant décemment pas refuser cette cérémonie, on imagina (chacun peut avoir son opinion à ce sujet) de mobiliser les trublions habituels qui se hâtèrent d'envoyer des communiqués, menaçant ce gouvernement de pleutres et de lâches, de désordres qu'ils étaient bien incapables de provoquer tant leurs troupes sont squelettiques.

Néanmoins le prétexte fut trouvé et, sur les injonctions des "patriotes" communistes, il s'est trouvé un ministre assez méprisable pour interdire la cérémonie.

J'étais déjà près de "la flamme" lorsqu'un commissaire de Police est venu nous dire que la cérémonie était interdite par le Préfet de Police de Paris M. Pierre MUTZ. Suffoqué d'apprendre cela, je fis part au commissaire de mes mandats d'ancien député, de conseiller régional en exercice, d'ancien "Rhin et Danube", les libérateurs de la Patrie en 1945, et de fils d'une des victimes dont nous voulions honorer le sacrifice.

Ce représentant de l'autorité nous déclara qu'il ne faisait qu'exécuter des ordres et nous présenta l'Arrêté du préfet lequel visait "l'éventualité de désordres publics".

Ainsi ce gouvernement d'invertébrés, au lieu de s'en prendre à ceux qui troublent l'ordre public, préfère annuler des cérémonies parfaitement honorables et pacifiques.
Nous étions, autour de la flamme, environ une trentaine de personnes, car nous étions entrés dans le souterrain avant qu'il ne soit bloqué par les forces de police.
Mademoiselle Soraya DJEBBOUR, ancienne élue, était à mes côtés, ainsi que l'épouse du commandant KHELIF, et des parents des victimes des massacres d'Oran, porteurs de marguerites blanches.

C'est sans doute avec des fleurs que nous étions un danger pour la République (armes de destruction massives ?).

Nous avons dû quitter les lieux, je dois le dire, sans la moindre brutalité, et nous avons rejoint nos autres amis bloqués à l'entrée du souterrain sur les Champs Elysées.
Jean-Pierre RONDEAU nous a fait part de ses contacts avec les autorités, si toutefois on peut appeler ce magma de peureux et de lâches, les "autorités", puis nous avons entonné "le chant des Africains" nous rappelant que c'était ce chant qui avait accompagné la libération de la Patrie en 1944 et 1945.

Ma conclusion au sujet de ce nouvel épisode de l'histoire des Pieds-Noirs et des harkis, c'est que les prétendues "autorités" nous poursuivent toujours de leur haine.
De GAULLE nous a livré aux égorgeurs du F.L.N., CHIRAC et SARKOZY nous interdisent d'honorer nos morts.

Il ne nous reste qu'à les éliminer du paysage politique lors des prochaines élections nationales.

Souvenons nous de ce principe républicain,
"SI LA LOI EST MAUVAISE IL FAUT CHANGER LA LOI, SI LE LÉGISLATEUR NE VEUT PAS CHANGER LA LOI, IL FAUT CHANGER LE LÉGISLATEUR."

PIERRE DESCAVES
Pour le comité de direction
de France-Résistance


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