C.F.I. – Manifestation – 11 novembre 2007 - Discours

Chers Compatriotes,

Le Traité Constitutionnel Européen massivement rejeté par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005 accordait, dans une de ses dispositions les plus perverses, la personnalité juridique à l’Union Européenne qui devenait, dès lors, un État à part entière.

Le traité dit « simplifié » ou « modificatif » qui doit être prochainement adopté par la voie parlementaire reprend la même disposition.

Le Traité Constitutionnel Européen, rejeté à 55 % par le peuple français, créait la fonction de président de l’Union Européenne, indépendant des états membres, élu pour deux ans et demi.

Le traité « simplifié » ou « modificatif », contournant le peuple, reprend la même disposition.

Le Traité Constitutionnel Européen, sanctionné par la voie du peuple, prévoyait la nomination d’un ministre des Relations Extérieures de l’Union européenne et l’alignement de sa politique de défense sur celle de l’O.T.A.N.

Le traité dit « simplifié » ou « modificatif » prévoit exactement la même disposition, en parlant d’un « Haut Représentant pour la politique étrangère ».

Le Traité Constitutionnel Européen, qui aurait du demeurer lettre morte instaurait, dans sa disposition la plus dangereuse, la règle de la majorité qualifiée, permettant à un groupe de pays d’imposer son point de vue aux autres, ou simplement à l’un d’entre eux.

Le traité « simplifié » ou « modificatif » instaure la même disposition.

Et je pourrais continuer longtemps comme cela tant le traité « simplifié » ou « modificatif » apparaît comme une copie conforme du texte qui fut proposé à notre sagacité le 29 mai 2005

.

De qui se moque-t-on ?

Le message était parfaitement clair, 55 % de nos compatriotes, répartis équitablement entre la droite et la gauche, ayant rejeté ce texte.

Ce que nous exigeons donc avant tout de nos dirigeants politiques, au premier rang desquels le président de la République Monsieur Nicolas Sarkozy, c’est le respect du vote des Français exprimé clairement lors du référendum du 29 mai 2005.

Cet appel au respect du vote des Français s’adresse également aux députés et sénateurs qui seront réunis en Congrès pour avaliser la Constitution européenne bis.

Nous ne pouvons accepter la trahison manifeste qui s’opéra lors de la journée du 19 octobre dernier, dénommée pour la galerie « sommet européen », lors duquel fut à peine remanié un texte que le peuple français refusa il y a maintenant plus de deux ans. Nous ne pouvons pas non plus ignorer les continuelles attaques contre la langue française au profit de l’anglais qui tente de s’imposer comme language international unique.

Dans les semaines qui viennent, le président de la République fera ratifier par voie parlementaire son « mini-traité », aussi appelé par certains « traité simplifié » ou traité « modificatif », pour apporter encore plus de confusion dans l’esprit de nos compatriotes.

Ce texte reprend pour l’essentiel le contenu du défunt traité constitutionnel européen pourtant massivement rejeté par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005. Il s’agit ni plus ni moins de sceller le destin de la France, en l’enchâssant dans un carcan européiste, lequel est ouvert aux quatre vents d’une économie mondiale débridée, dans laquelle les firmes supranationales dictent désormais leur volonté aux nations, au détriment des solidarités nationales et des systèmes de protection sociale qui en sont l’expression institutionnelle.

Nous invitons l’ensemble des Français à réagir et à ne pas accepter ce coup de force préparé dans leur dos avec la complicité des médias dominants.

Nous invitons tous les opposants au traité constitutionnel et singulièrement les forces patriotiques à unir leurs forces sans exclusive pour que soit respecté le vote des français du 29 mai 2005.

Le nouveau président, élu ou plutôt désigné avec l’appui sans précédent du complexe médiatico-financier ne doit pas aller contre la volonté du peuple en lui imposant une décision différente de son choix exprimé on ne peut plus clairement le 29 mai 2005. Il ne le peut pas sauf à prendre le risque d’initier une réaction en chaîne dont il constituera le dernier maillon avec toute la classe politique qui aura permis une telle trahison

.

Si le chef de l’Etat persistait dans sa volonté de faire ratifier la Constitution Européenne bis, il ne pourrait le faire qu’au travers d’un nouveau référendum.

Le temps est venu de la résistance aux forces du renoncement et de la décomposition. Tous les Français doivent se rassembler pour, une nouvelle fois, faire face, éviter le désastre et répéter inlassablement à notre classe politique sourde et aveugle que définitivement, NON c’est NON !

Ce cri de ralliement prend encore plus de relief en ce jour de commémoration nationale. Nous sommes le 11 novembre, jour de victoire mais aussi jour de souvenir s’il en est. Du plus profond de nos cœurs, nous vous rendons hommages, officiers et soldats de la Grande Guerre tombés au Champ d’Honneur ou blessés, vous qui avez, dans un combat désespéré, assuré le succès de nos armes.

En ce jour, nous vous rendons également hommage à vous tous les millions d’officiers et soldats de tous les temps tombés au Champ d’Honneur pour que vive la France. Nous plaçons résolument notre combat sous vos auspices. Puissions-nous être dignes de votre sacrifice.

Le porte-parole du C.F.I.    
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