UN PEUPLE SOUVERAIN EST EN DROIT DE S'EXPRIMER



Des hommes politiques, en recherche constante de mandats, n'ont pas encore compris le message d'un peuple qui vient de se prononcer pour retrouver les moyens d'exercer la souveraineté qu'il a acquise en 1789, après l'avoir enlevée, par la force et la terreur, à la royauté.

Le roi gouvernait par la grâce de Dieu, les élus gouvernent par représentation du peuple souverain.

Si, à l'origine, les gouvernants étaient bien les élus du peuple, depuis, de dérives en combines, ils ne sont plus que les représentants des partis politiques.

Une caste de dirigeants s'est créée qui, à l'image de la noblesse du passé, a bénéficié des investitures électorales soit par hérédité (combien de de GAULLE, de DEBRE, etc ... depuis1945), soit "par copinage et coquinage" comme l'a si bien dit le Prince PONIATOWSKY (il y a encore des Princes en République).

C'est donc un petit noyau de citoyens qui bénéficie des privilèges accordés, dans le passé, à la noblesse d'épée.

Ayant à se prononcer entre des candidats qu'ils n'ont pas choisis mais qui leur sont imposés par les partis, les électeurs déboussolés se prononcent tantôt à gauche, tantôt à droite pour s'étonner ensuite de n'obtenir aucun changement de politique.

Il ne peut cependant en être autrement puisque les hauts dirigeants des partis ont reçu la même formation politique par "l'Ecole Nationale d'Administration", la fameuse E.N.A., destructrice des individualités et de la pensée libre.

A priori, l'énarque n'a pas de convictions personnelles. Il s'engage à gauche ou à droite en fonction des possibilités qui lui sont offertes et au service d'un plan de carrière élaboré en fonction, non pas de ses pensées, mais des opportunités par lui décelées.

C'est cette absence de convictions personnelles qui explique que les changements de majorité, ne conduisent jamais à des changements de politique.

Dans un premier temps, les dirigeants de droite et de gauche, unis par le consensus mou ou par des intérêts, ont établi des lois électorales permettant aux électeurs, non pas de choisir entre les candidats, mais conduisant inéluctablement à ne pouvoir choisir qu'entre le candidat de la droite autorisée (hier le R.P.R., aujourd'hui l'U.M.P.) et le candidat de la gauche autorisée (le P.S.). Bien sur, à droite comme à gauche, des exceptions modérées sont consenties au profit de candidats proches et suffisamment dociles pour ne présenter aucun danger pour la coalition des intérêts supérieurs des candidats du consensus U.M.P.S.

Ayant acquis le pouvoir et l'ayant conservé, depuis 1945, cette coalition d'intérêts en a profité d'abord pour museler le peuple dans ses pensées, dans ses opinions et dans l'expression de celles-ci, puis en tentant de faire disparaître ces droits essentiels dans le magma européo-mondialiste destructeur des économies, des nations et des peuples.

L'homme doit devenir, selon la caste dirigeante, un élément productif, taillable et corvéable à merci, qui ne doit plus ni avoir de pensée ou d'opinion personnelle, et, s'il en a, ce qui arrive encore, il est mis dans l'impossibilité totale de les exprimer. La loi pénale a été votée pour le museler, pour le ruiner, pour l'embastiller.

Nous n'avons plus le droit d'avoir une opinion personnelle ni sur les nationalités, ni sur les races, ni sur les couleurs, ni sur les sexes, surtout pas sur ceux dont le sexe est indéterminé, ni sur les handicaps, ni sur les religions, ni même sur notre histoire (essayez donc de dire ce que vous avez réellement vécu de 1936 à 1945 si vous avez connu physiquement cette époque).

Reste que vous avez encore le droit de parler de la pluie et du beau temps et encore en prenant bien garde de ne pas employer des termes pouvant être mal interprétés (parler des étoiles ou des trains est dangereux).

Si le peuple est encore, pour quelque temps, souverain et s'il veut le rester, il devra se réveiller du long sommeil dans lequel l'ont plongé la caste des politiciens et leurs complices médiatiques.

"Dormez les petits, nous veillons sur vous" nous disent-ils chaque jour.

Déjà un premier effet de cette sortie de léthargie, de cette somnolence profonde, devenue indifférence, s'est manifestée le 29 Mai 2005 et a laissé sans voix toutes les coteries politiques habituellement caquetantes à tous propos.

Le "NON" à la disparition de la Nation a recueilli 55 % des voix et 15.422.145 électeurs contre 12.686.526 ayant cru aux mensonges et aux menaces de tous les hommes politiques d'Europe engagés pour nous faire plier.

Cette victoire des patriotes français est d'autant plus éclatante que le NON l'a emporté dans 18 Régions de Métropole contre 4 favorables au "OUI" dont deux avec moins de 1 % d'écart. Sur les 4 Régions hors Métropole, une a voté "NON" à 60 % et les trois autres "OUI" mais plus par intérêt que par conviction.

Ajoutons que, sur les 18 Régions s'étant prononcées pour le refus d'adopter une Constitution Européenne supra-nationale, 4 l'ont fait avec plus de 60 %, 5 avec plus de 58 %, 7 avec plus de 57 %.

La victoire du "NON" est d'une clarté aveuglante et pourtant les sphères dirigeantes ont fait semblant de ne pas comprendre. Le plus néfaste des Présidents de la cinquième République tente de nous convaincre que le peuple a simplement voulu changer de Chef du Gouvernement, alors que RAFFARIN, de même que VILLEPIN, ne font que mettre en oeuvre sa politique destructrice de l'économie, de la Nation et des citoyens.

Il a voulu rester malgré le message sans ambiguïté du peuple. Le combat doit continuer. Désormais "FRANCE RESISTANCE" va consacrer ses efforts à permettre au peuple, resté souverain le 29 Mai 2005, de retrouver ses libertés de pensée, d'opinion et d'expression garanties par les articles 2, 10 et 11 de notre Constitution du 4 Octobre 1958, confirmées tant par la charte des droits fonda¬mentaux de l'Union Européenne (articles 10 et 11) que par la "déclaration universelle des droits de l'homme" de l'O.N.U. (articles 18 et 19).

Amis de la Résistance à la décadence, le combat continue. Suivez nos directives sur notre site "www.france-resistance.com".

Pour le Comité provisoire de direction
Pierre DESCAVES



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