Les objectifs principaux d’une classe politique dévoyée, menteuse, calomniatrice, peureuse et bien trop souvent, hélas, corrompue ont été réalisés. Tromper le peuple, truquer la loi électorale pour détruire la Nation étaient les moyens utilisés et le but poursuivi.
Les élus désignés par un peuple sans courage, sans mémoire, apeuré, trompé, vont s’y employer.
La base essentielle de l’organisation de la République, depuis sa création, a toujours été de considérer que les citoyens sont égaux entre eux. Il n’y a ni demi citoyen, ni quart de citoyen, ni dixième de citoyen. Cela veut dire que la valeur du vote d’un électeur doit être identique à celle des autres électeurs, avoir le même pouvoir et le même droit de désigner celui choisi par lui pour le représenter.
Sur ce point, les textes fondamentaux de la Constitution du 4 Octobre 1958 sont dépourvus de toute ambigüité.
L’article 1er stipule :
A- La déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 Août 1789 figurant au préambule de notre Constitution.
« Les hommes naissent libres et égaux en droits . les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »
L’article 14 ajoute cette précision :
« Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la qualité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »
B- Le texte de la Constitution du 4 Octobre 1958.
L’Article 1er est formel
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »
L’Article 3 ajoute ces obligations fondamentales.
« Aucune section du peuple, ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice…. »
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »
« Le suffrage est toujours universel, égal et secret. »
L’Article 4 précise le rôle des partis
« Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. »
En fait, les partis politiques de la fameuse bande des quatre ont imaginé tout un ensemble de dispositions destinées à assurer le transfert à leur profit de la réalité du pouvoir souverain que les textes constitutionnels ci-dessus rappelés avaient attribué au peuple.
Les hommes sont égaux mais les électeurs ne le sont pas (viol de l’article 1er de la Constitution de 1789). Une minorité s’est , en fait, attribuée tous les pouvoirs.
Avec 25,94% des électeurs bénéficiant du droit de vote, le Président nouvellement élu, Nicolas SARKOZY, dispose de quasiment tous les pouvoirs : présidentiel, exécutif, législatif. Seul le pouvoir judiciaire lui échappe en partie.
Avez-vous remarqué que les gaullistes changent de nom comme les serpents changent de peau. Curieuse analogie n’est-ce pas ?
Quant au contrôle exercé par le « Conseil Constitutionnel » il est une simple fiction légale puisque ce sont le Président de la République (UMP), le Président de l’Assemblée Nationale (UMP), le Président du Sénat (UMP) qui désignent chacun trois candidats. Quant au Président du Conseil Constitutionnel, il est aussi désigné par le Président de la République et, durant les sept dernières années, ont exercé cette éminente fonction Yves GUENA (UNR devenue UMP) Pierre MAZEAUD (RPR devenu UMP) Jean Louis DEBRE (UMP).
Les textes fondamentaux de notre Constitution de même que ceux qui régissent le système républicain depuis son origine, sont basés sur l’égalité des citoyens.
La classe politique qui s’est emparée du pouvoir, depuis 1945, ne pouvait se satisfaire d’une telle égalité. Il lui fallait imaginer des systèmes de comptage des voix des électeurs tous plus fallacieux les uns que les autres.
On en est arrivé au système aberrant dont voici les résultats à l’issue des scrutins des 10 et 17 Juin 2007.
A) Nombre de voix obtenues, le 10 juin 2007, par les partis politiques ayant présenté des candidats
| Nombre d’électeurs inscrits; | 43 888 779 | |
| Nombre d’électeurs votants | 26 524 983 | soit 60,44% des inscrits |
| Abstentions | 17 363 796 | soit 39,56% des inscrits |
| Suffrages blancs ou nuls | 501 931 | soit 1,14% des inscrits |
Une première remarque de taille, c’est que cette loi électorale injuste, partiale, truqueuse a été rejetée par 40,70% des électeurs. 4 électeurs sur 10 n’en ont pas voulu alors qu’à l’élection présidentielle du 22 Avril 2007 seulement 15% des électeurs s’étaient abstenus. Ce sont dès le départ des votes, 10 404 000 électeurs qui ont refusé de cautionner le trucage électoral concocté par nos politicards intéressés.
Sous cette remarque préalable, voici le nombre d’élus que chaque parti aurait dû obtenir si la loi électorale n’avait pas été frauduleusement trafiquée.
| Nombre de suffrages exprimés : | 26 023 052 |
| Nombre de députés à élire : | 577 |
| Moyenne pour avoir un député : | 45 100 |
L’égalité des citoyens, garantie par les textes constitutionnels aurait conduit à la représentation suivante :
| Extrême gauche | 887 887 / 45100 = | 19 sièges |
| Parti communiste | 1 115.719 / 45100 = | 24 sièges |
| Parti socialiste | 6 436 156 / 45100 = | 142 sièges |
| Parti radical de gauche | 343 580 / 45100 = | 7 sièges |
| Divers Gauches | 513 457 / 45100 = | 11 sièges |
| Verts | 845 884 / 45100 = | 18 sièges |
| Divers écologistes | 208 465 / 45100 = | 4 sièges |
| Régionalistes | 131 585 / 45100 = | 3 sièges |
| C.P.N.T. | 213 448 / 45100 = | 4 sièges |
| Divers | 267 987 / 45100 = | 6 sièges |
| Mouvement Démocrate | 1 981 121 / 45100 = | 44 sièges |
| Majorité Présidentielle Nouveau centre | 616 443 / 45100 = | 13 sièges |
| U.M.P. | 10 289 028 / 45100 = | 228 sièges |
| M.P.F. | 312 587 / 45100 = | 7 sièges |
| Divers Droite | 641 600 / 45100 = | 14 sièges |
| Front National | 1 116 005 / 45100 = | 24 sièges |
| MNR –PNR – identitaires | 102 100 /45100 = | 2 sièges |
| Total des sièges attribués | 570 sur 577 | |
| Sièges à répartir à la plus forte moyenne | 7 sièges |
Le grand argument politicard pour tenter d’expliquer le viol des textes fondamentaux de la République est que pour diriger, il faut une majorité.
Ce principe se heurte à deux principes démocratiques bien plus importants :
Il faut être particulièrement imbu de son autorité pour croire que les textes proposé ne peuvent pas être améliorés pour réunir une majorité.
Il faut aussi se croire le seul capable de défendre les intérêts supérieurs de la Nation et le bien être du peuple en décidant qu’un texte proposé ne peut pas être amendé, amélioré.
Ajoutons que la représentation issue d’un scrutin conforme à la Constitution, c'est-à-dire proportionnel, n’aurait paralysé ni le Président SARKOZY, ni l’UMP lesquels auraient disposé de 292 sièges et de 40 proches pouvant accepter la plupart des textes proposés et, pour les autres, après acceptation des amendements.
La majorité absolue étant de 289 élus, on ne voit pas ce qui aurait pu empêcher l’UMP de gouverner et ce, d’autant plus, que le Sénat lui est acquis aussi à plus de 50%, de même que le fameux « Conseil Constitutionnel ».
Le peuple qui croit aux lois de la République et autre principes de la démocratie a été lourdement trompé mais ne s’est jamais aperçu de la réalité.
Puisque nous avons aujourd’hui le résultat des votes de 10 et 17 Juin 2007, on peut les comparer avec ceux qui auraient résulté de l’application des textes constitutionnels.
| Extrême Gauche (LO, LCR, PT, Bové) | 887 887 voix soit | 2.03% des inscrits |
| Écologistes | 462 085 voix soit | 0.48% des inscrits |
| Régionalistes | 131 585 voix soit | 0.30% des inscrits |
| C.N.P.T. | 213 448 voix soit | 0.49% des inscrits |
| Front National | 1 116 005 voix soit | 2.55% des inscrits |
| MNR-PNR-Identitaires | 102 100 voix soit | 0.24% des inscrits |
| Divers non identifiés; | 267 987 voix soit | 0.61% des inscrits |
| TOTAL | 2 974 477 voix soit | 6.70% des inscrits |
La crapulerie de la loi électorale est révélée par le résultat ahurissant si l’on s’en rapporte à l’égalité, constitutionnellement pratiquée, des citoyens :
Ainsi près d’un électeur sur deux n’est pas représenté à l’Assemblée Nationale et c’est ce système injuste qu’ils osent qualifier de démocratique.
Le dit système aboutit, par ailleurs, à des disparités hallucinantes prouvant que l’égalité des citoyens n’est qu’un mythe. L’oligarchie bicéphale (une tête à gauche, une tête à droite) s’est bien protégée et a su concocter un système électoral dont ils sont les principaux bénéficiaires, même s’ils ont laissé quelques miettes à des comparses complaisants.
| PC | avec | 1 115 719 voix | 2.54% des inscrits | 15 élus | moyenne : | 74 381 |
| P.S | avec | 6 436 156 voix | 14.67% des inscrits | 185 élus | moyenne : | 34 790 |
| PRG DIV G | avec | 857 037 voix | 1.96% des inscrits | 22 élus | moyenne : | 38 956 |
| VERTS | avec | 845 884 voix | 1.93% des inscrits | 4 élus | moyenne : | 211 471 |
| MODEM (BAYROU) | avec | 1 981 121 voix | 4.52% des inscrits | 4 élus | moyenne : | 495 280 |
| Nouveau Centre (ex UDF) | avec | 616 443 voix | 1.41% des inscrits | 22 élus | moyenne : | 28 020 |
| Divers Droite | avec | 641 600 voix | 1.47% des inscrits | 9 élus | moyenne : | 71 289 |
| UMP | avec | 10 289 028 voix | 23.45% des inscrits | 314 élus | moyenne : | 32 767 |
| M.P.F. | avec | 312 587 voix | 0.72% des inscrits | 2 élus | moyenne : | 156 293 |
| TOTAL | avec | 23 095 575 voix | 52.77% des inscrits | 577 élus |
Ce tableau vous permet de juger, en toute connaissance de cause, de l’égalité des citoyens telle que l’a imaginé notre classe politicarde accroché à ses privilèges comme l’arapède est accrochée à son rocher :
L’oligarchie bicéphale s’est assurée de tous les avantages avec le minimum de voix.
Pour le PC et les Divers droite, alliés de l’une ou l’autre des branches de l’oligarchie, il en a fallu plus de 70 000.
Pour les alliés moins proches, il y a eu escalade, pour les verts 211 471 voix pour un élu, pour le MPF 156 293 voix pour un élu et pour le MoDem (de BAYROU) 495 280 voix pour un élu.
Cette étude montre que le peuple de France est apparu d’une niaiserie considérable en acceptant que la loi fondamentale de la République soit ainsi bafouée.
Même si les conséquences ne lui apparaissent pas en ce moment, il doit s’attendre à des retours de flamme sérieux.
Il constatera que jouer avec les droits constitutionnels des citoyens n’est pas sans danger et que ceux qui s’y prêtent en seront inéluctablement les victimes.
A quoi sert le peuple s’il est exclu du droit de se prononcer sur les conditions de sa survie, de sa sécurité, de l’étendue de son territoire et de la composition de sa population. ?