La leçon des présidentielles 2007 : République ou dictature ?

Au premier tour de l’élection présidentielle, le 22 Avril 2007, le candidat Nicolas SARKOZY a réuni, sur son nom et sur son projet, 11 323 599 voix sur 36 395 644 électeurs qui se sont exprimés (31,11%) et sur 43 651 575 électeurs inscrits (25,94%).

Ce choix du premier tour est le seul qui importe car c’est un vote d’adhésion à un homme et à un programme, même si beaucoup mettent en doute la sincérité des promesses faites.
Monsieur SARKOZY ne représente donc qu’un électeur Français sur quatre et c’est à ce titre, qu’il entend diriger la France sans aucun contrôle.

Il a montré son appétit pour le pouvoir exclusif, sans frein, sans limites, en choisissant, non seulement le Premier Ministre, ce qui est dans ses attributions, mais aussi les Ministres les sous Ministres et même la constitution des cabinets ministériels.

Ce n’est pas un Président de la République, c’est une sorte d’empereur de type Napoléon 1er, un Kaiser de type Guillaume II, un chef suprême du IIIe Reich de type hitlérien.

Pourtant sa volonté hégémonique est allée encore plus loin, puisqu’il a voulu aussi, en utilisant une loi électorale, scandaleusement antirépublicaine, avoir la majorité absolue à l’Assemblée Nationale.

Au premier tour des élections législatives, le 10 juin 2007, les candidats de l’UMP (son parti) et les candidats portant l’étiquette « Majorité Présidentielle » ont recueilli 10 905 471 voix soit 41,96% des votants mais, en réalité, seulement 24,86% des électeurs français inscrits.
La loi électorale, scandaleusement anti démocratique, a permis à ces quelques 25% de Français d’obtenir 55% des sièges de député à l’Assemblée Nationale.

Le Sénat, sous des appellations diverses, est déjà à majorité UMP et alliés. Sur 331 sièges, 155 soit prés de 50% des sénateurs, sont inscrits à l’UMP et 33 sièges à UDF.

Le Président, quatre vice-présidents sur six, deux questeurs sur trois sont UMP et alliés. Le bon peuple se dit « heureusement que la Constitution a prévu un contrôle par le « Conseil Constitutionnel » », mais, manque de chance, ce sont le Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale et le Président du Sénat qui désignent chacun trois des neuf membres composant cet important organisme de contrôle et, pour couronner le tout, c’est le Président de la République qui désigne le Président du Conseil Constitutionnel. Les anciens Présidents de la République : Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac en sont membres de droit. Depuis le 1er Mars 2000, le Président a toujours été désigné par le clan des profiteurs du gaullisme : Yves GUENA (UNR) Pierre MAZEAUD (RPR) et aujourd’hui, le digne fils de son père, Jean-Louis DEBRE (UMP).

A tous ceux qui parlent de République bananière, on peut répondre que les bananes sont destinées aux électeurs naïfs qui ont élus de tels individus et qui les réélisent même après une condamnation pour s’être frauduleusement servi dans les caisses publiques.

Si les électeurs ont été bananés, il faut reconnaître qu’ils ont tout fait pour l’être et l’ont donc bien mérité.

Leur seule excuse, c’est que leur crédulité est totale.

Il suffit que les médias asservis, Télévision-Radio-Grande Presse en quasi faillite permanente, agite un chiffon rouge devant leur nez pour qu’ils se précipitent dans le piège en rugissant des insultes et des imprécations.

Un tel est qualifié de Raciste, de Nazi, de Xénophobe, d’Homophobe, et tout autre « phobe » que vous pouvez imaginer pour que le peuple souverain prenne sa mine dégoutée et éructe des insultes sans même vouloir savoir quelle est la réalité.

La dénonciation suffit pour que, sans aucune réflexion, sans aucun contrôle, un citoyen respectable soit voué aux gémonies, soit exclu du débat, soit enserré dans une camisole de calomnies plus contraignante que la camisole de force utilisée dans les asiles psychiatriques. Rappelons d’ailleurs, à ce sujet, que le pouvoir « démocratique » communiste envoyait les opposants dans des asiles psychiatriques.

Nous sommes sur le bon chemin, arriver à ce degré de démocratie suprême n’est qu’une question de temps.

Pour le Comité provisoire de Direction
De France Résistance
Pierre DESCAVES


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