Dans son numéro 178 du 10 mars 2005, La lettre du gouvernement trompe, de façon éhontée, ses lecteurs en affirmant sous le titre .Révision de la Constitution française : les principales évolutions :« L'article 2 ajoute un article 88-5 (sic) afin que les projets de loi autorisant la ratification des traités soient obligatoirement soumis à référendum. »
Le commentaire qui suit cette disposition est : « Grâce à cette révision, les Français seront consultés avant toute nouvelle adhésion d'un Etat à l'Union Européenne. CE SERA LE CAS POUR LA TURQUIE. » (les majuscules sont de nous).
Lorsque l'on est curieux de nature, on se réfère au texte et l'on s'aperçoit que l'article 2a baptisé article 88-5 ce qui est, en réalité, l'article 88-7.
Ce «5» à «7» curieux dénote, soit une improvisation regrettable, soit un excès de précipitation. Et ce sont 730 ahuris qui ont voté cette stupidité. Les 66 qui ont voté contre ne l'ont pas fait pour cela. Quant aux 96 abstentionnistes, il se peut que n'ayant rien compris au texte, ils aient préféré ne rien dire.
L'article 3 relatif au titre XV de la Constitution rétablit les faits et l'article 88-5 dit tout autre chose que ce que les signataires du texte lui ont fait dire à l'article 2. Quant à l'article 88-7 il correspond bien au texte baptisé article 88-5 à l'article 2. Pourquoi des rédacteurs aussi éminents que MM. Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, Dominique Perben, Michel Barnier, Henri Cuq et Mme Claudie Haignere auraient-ils commis une telle bévue sauf à vouloir tromper le lecteur par la confusion des textes.
Ce ne serait pas la première fois que le menteur multirécidiviste de l'Elysée et le maquignon de Matignon auraient magouillé pour tripatouiller un texte comme ils l'ont si souvent fait pour la loi électorale. Ici l'embrouille est de taille et il faut aller jusqu'à l'article 4 de la loi constitutionnelle pour en avoir la révélation.
« Cet article stipule que l'article 88-7 n'est pas applicable aux adhésions faisant suite à une conférence intergouvernementale dont la convocation a été décidée par le Conseil européen avant le 1er juillet 2004. »
Vous avez bien lu, pour que l'article 88-7, prévoyant l'obligation d'un référendum pour toute nouvelle adhésion, ne trouve pas à s'appliquer, il suffit que la convocation de la conférence soit antérieure au 1er juillet 2004. Ce n'est pas la date de la conférence, qui compte et donc, pour la Turquie le 17 décembre 2004. Non, ce qui compte c'est la date de convocation de la conférence laquelle est intervenue le 20 juin 2003.
Aussi, contrairement à ce qu'affirme La lettre mensongère de Matignon ce ne sont pas seulement la Bulgarie, la Croatie et la Roumanie qui seront dispensées de ratification par voie référendaire mais, aussi et surtout, la Turquie pour laquelle toute cette combine nauséabonde a été montée ainsi que le stipule expressément l'article 7 du Conseil européen de Thessalonique.
A cela on ne peut ajouter que :
Comment douter de l'adhésion définitive après avoir payé un tel prix ?
• le 6/10/2004, la Commission a recommandé l'entrée de la Turquie dans l'Union.Elle n'aura donc rien à signer lorsque son adhésion aura été décidée par une Europe babelienne sans racines, sans histoire, dont les cultures sont multiples et les religions indéterminées.
Voilà pourquoi le peuple de France, s'il veut préserver ce droit de souveraineté que lui ont légué ses ancêtres sur un territoire qu'ils ont largement fécondé de leur sueur, "de leurs larmes et de leur sang.
Voilà pourquoi c'est à notre peuple, à lui seul, qu'échoit la tâche sublime de sauver la Nation française, la Patrie française, la culture française, la civilisation française.
Nous irons, le 29 mai 2005, ensemble, d'un seul coeur, d'une seule âme, dire NON et notre cri de ralliement sera « Vive la France ».