
Qui aurait pu imaginer, sauf dans un moment de démence, que ce pauvre Raymond BARRE, cet homme inféodé, depuis toujours, aux organismes mondialistes, dirigés par qui l'on sait, ce parlementaire qualifié, à juste titre, de "député dormant", ce brave homme, ce nounours utilisé pour endormir les petits enfants, bref cet homme irréprochable, consensuel, conformiste, correct à souhait, était selon deux récents articles d'un quotidien dit "de droite",
La lecture de ces articles est édifiante et l'on est saisi de terreur, de dégoût, de répulsion envers l'homme qui a osé tenir de tels propos.
Pensez donc, il aurait dit, sans rougir de honte et sans rentrer sous terre, au sujet de l'ancien Ministre de son gouvernement Maurice PAPON :
"Il était un grand commis de l'État et l'on ne démissionne de ses fonctions que lorsqu'il s'agit d'un "intérêt national majeur, ce qui n'était pas le cas. "
Le peuple des travailleurs, des petits, des sans grades, de ceux qui triment, qui galèrent, qui vivent dans des conditions économiques et financières de plus en plus difficiles a beaucoup de mal à suivre les pensées de nos intellectuels auto proclamés.
Ces propos, lorsqu'ils ne sont pas intentionnellement déformés, quels sont-ils ?

Il semble que ceux qui lui ont dénié cette qualification ignorent sa carrière à moins qu'ils ne sachent pas lire ou n'aient pas de mémoire. Voyons ce qu'a été la carrière de ce haut fonctionnaire, telle qu'elle est relevée dans le "WHO"S WHO" lequel ne passe pas pour une publication spécialisée dans les farces et attrapes.
Maurice PAPON est déjà dans les instances dirigeantes du gouvernement de "Front Populaire" :
C'est en 1942 qu'il sera affecté au poste de Secrétaire Général de la Préfecture de la Gironde. C'est à ce poste qu'il sera amené à signer les documents que la justice a sanctionnés
Est-ce pour autant que les autorités de la France libre lui ont reproché d'avoir occupé ce poste ? Certainement pas puisqu'il devient successivement :
Il devint ensuite Parlementaire, non pas à l'extrême droite, mais chez les gaullistes, à l'U.D.R. puis au R.P.R. Il fut élu le 30 Juin 1968, réélu le 11 Mars 1973 puis le 1978.
Il sera Ministre du Budget de 1978 à 1981 c'est-à-dire dans le gouvernement de Raymond BARRE, le Président de la République étant, à cette époque, Valéry GISCARD d' ESTAING.
Le Général de GAULLE, les cadres de la résistance seraient-ils des collaborateurs clandestins pour avoir promu un tel personnage ?
Ses décorations témoignent pourtant des services rendus à la Nation :
Lorsque Raymond BARRE a dit qu'il était un grand commis de l'État, peut-on réellement dire qu'il a énoncé une contre vérité ? A chacun de nous d'en juger.
On ne peut cependant pas dire que ses promotions et ses distinctions, sous la présence du général de GAULLE, puis dans le parti gaulliste, ont été données à un collaborateur des troupes d'occupation allemandes.
A l'époque de l'occupation du territoire français par une armée allemande ayant écrasé les troupes de la coalition (Angleterre - Belgique - France) en 60 jours ("Soixante jours qui ébranlèrent l'occident" de l'historien BENOIST-MECHIN aux éditions Albin Michel) du 10 Mai au 10 Juillet 1940.
A la Préfecture de la Gironde en 1942 était-il en qualité de "Secrétaire général de la Préfecture" le responsable supérieur du Département ? Si oui, à quoi servaient donc le Préfet, le Ministre de l'Intérieur, le Chef du Gouvernement ?
Maurice PAPON a été jugé et condamné et personne n'est en droit de revenir, ou de contester, une décision judiciaire devenue définitive.
Seule la justice, si elle en est saisie et si elle en décide ainsi, sera, un jour, en mesure de le faire lorsque les blessures se seront refermées et lorsque les historiens seront enfin autorisés à se pencher sur notre passé.
Si l'on pose la question de la démission de l'intéressé, on doit se demander pourquoi un fonctionnaire seul aurait dû le faire alors que ni ses supérieurs, ni ses collègues, ni ses subordonnés n'auraient eu à le faire.
L'intérêt à l'époque était que les services de l'État continuent à être assurés. La population devait survivre, même si notre territoire était partiellement occupé. De plus en cas de démission des services de l'État, la succession aurait été prise directement par les troupes d'occupation.
Cela aurait-il été un mieux pour l'ensemble de notre population ? L'occupation totale du territoire n'aurait pas permis que des personnes ignominieusement pourchassées se réfugient en zone libre. De même les évasions du territoire à la faveur de cette zone n'auraient plus été possibles.
Aucune personne de bonne foi ne peut nier que nos compatriotes de confession juive ont abominablement souffert de cette chasse à l'homme opérée par le régime nazi. Aucune personne de bonne foi ne peut nier les persécutions et les crimes odieux dont ils furent, à cette époque, les victimes.
Cependant la vengeance ne doit pas être aveugle, elle ne doit pas viser des personnes qui n'ont eu aucune responsabilité dans ces faits.
La traque des mots maladroits, déplacés, déformés, mal interprétés est indigne d'une telle cause.
J'en appelle à nos compatriotes de confession juive, victimes de ces appels à la persécution des innocents, en vertu d'une loi ayant supprimé la liberté de pensée, d'opinion dont ils seront, un jour, à leur tour victimes.
Qui peut dire que cette loi ne permettra pas, un jour, peut être moins lointain qu'on le pense, de réprimer les propos de ceux qui soutiennent le droit d'Israël d'exister en paix et en sécurité au motif des exactions contre les civils palestiniens.
J'appelle notre peuple, toutes confessions confondues, à cesser de se combattre pour des faits survenus il y a déjà soixante ans (trois générations nouvelles).
Il faut rétablir la cohésion nationale devant les dangers présents qui nous menacent.
Ni Raymond BARRE, ni Bruno GOLLNISCH, ni Jean Marie LE PEN n'ont attenté à la vie des citoyens français, ou autres, de confession juive.
Il faut retrouver impérativement la voie de la justice et si, réprimer les exactions est nécessaire, il n'en va pas de même pour les pensées que l'on peut contester librement en régime démocratique.
Que la paix du Christ, de Jehovah, d'Allah descende sur chacun de nous pour que la France puisse redevenir la Nation phare du monde.