
Une fois de plus, le Liban pendant plus d'un mois a été à feu et à sang.
Une fois de plus les médias du monde entier, et surtout les nôtres, auront tout dit... tout écrit... sauf la vérité.
Il est prouvé que dès qu'Israël est mêlé à des événements graves, les plumitifs internationaux sont tétanisés du fait qu'une propagande menée de main de maître a réussi à tout mélanger et, dire la vérité sur un conflit dans lequel l'état hébreu est impliqué, c'est de l'antisionisme et bien sûr, par ricochet, de l'antisémitisme.
Pourtant, en arrière plan de cette guerre comme de toutes celles d'hier, il n'y a que deux raisons pour certains, deux prétextes pour d'autres, la Palestine et les malheurs d'un peuple... les Palestiniens ! Il faudrait donc, par simple honnêteté historique, affirmer avant tout, et cela haut et clair, que la Palestine n'a jamais été un territoire vide, comme le prétendent les sionistes, un territoire sans peuple disponible pour un peuple sans terre, c'est-à-dire le peuple juif. Celui-ci fut chassé de cette région du monde en l'an 70 de notre ère, lors de la prise de Jérusalem par Titus et, dès lors, la Judée ne fut plus qu'une province de l'Empire Romain.
Il faudrait aussi déclarer solennellement mais une fois pour toute, que les arabes et en particulier les Palestiniens, ne sont en rien responsables des malheurs des juifs d'Europe durant la dernière guerre, même si M. Klarsfeld, le médiateur bien connu, a osé écrire cela dans Le Monde voici peu de temps. En tant que grand reporter, je suis allé des dizaines de fois en Israël et au Liban. Je sais donc exactement à quoi m'en tenir en ce qui concerne les Palestiniens. Je les ai dénoncé quand ils voulaient faire main basse sur le Liban, en chasser les chrétiens, avec l'aide obligeante des USA, du Canada et d'autres pays anglophones qui, en l'occurrence, n'étaient pas regardant sur les distributions de visas.
J'ai dénoncé aussi le jeu néfaste des États-Unis et le scandaleux comportement de la France, surtout quand M. Cheysson était ministre des Affaires étrangères et n'avait que compassion pour tous les groupes de tueurs étrangers qui tentaient de faire main basse sur le « pays du Cèdre », pour, l'histoire se répète, faire de ce qui fut hier, grâce à la France, la Suisse du Proche-Orient, un pays sans peuple pour un nouveau peuple sans terre, les Palestiniens. C'était l'époque où pour les mêmes dirigeants Français, tous ces gens pilleurs, violeurs, assassins venus d'ailleurs, étaient les forces progressistes (sic) et les chrétiens et les musulmans libanais qui ne voulaient pas partir... pas se coucher... des extrémistes de droite... des réactionnaires féodaux.
Il est facile de réécrire l'histoire après coup ; de toujours prétendre... «qu'il n'y avait qu'à»... Faire ceci... Faire cela. Les pays arabes, de défaites en défaites devant Israël, n'ont jamais été capables de former un véritable front commun, sauf celui de la parlotte... des cris, des hurlements et des lamentations.
Ils ont créé une multitude de mouvements de « résistance palestinienne » à leurs ordres, ceux-ci n'épousant que des griefs douteux et n'ayant comme politique que celle de leurs différents mentors et bailleurs de fonds.
Même les pays arabes des pétrodollars immensément riches, se sont bien gardés d'accueillir chez eux les Palestiniens qui croupissent dans les camps. Quant aux dirigeants Palestiniens, de querelles internes en batailles rangées, fratricides et suicidaires, ils n'ont réussi qu'à se faire coller l'étiquette de terroristes, alors que l'histoire officielle de cette région du monde est là pour le prouver, ils ne le sont pas plus ni moins que les dirigeants sionistes qui leur ont volé leur terre et les ont chassés de chez eux de façon ignoble.
Comme il est de bon ton de toujours déclarer que le Front National n'a pas de programme, nos adversaires, et surtout nos ennemis politiques, se gardent bien de dire que depuis toujours nous avons eu la même position sur Israël et sur les Palestiniens. Nous sommes favorables à ce que les deux peuples aient leur territoire national, garantis par les Nations Unies sur la base de la résolution du Conseil de Sécurité de 1948, qui donnait à Israël un territoire bien à lui. Aujourd'hui, ce pays occupe illégalement six fois plus de kilomètres carrés que ce qui lui fut alors officiellement alloué !
Comme je ne cesse de le répéter et de l'écrire, les juifs ont fait de leur cause une guerre de religion permanente et M. Rocard, qui n'est pas de mes amis, écrit dans le Journal du Dimanche du 16 juillet 2006 : « Il est plus facile de tuer que de négocier. Et il est plus facile de négocier quand les intérêts en jeu sont matériels (territoires, armes, argent), que lorsqu'ils relèvent de symboles. Jamais, par exemple, le rabbinat n'a envisagé de renoncer au "Grand Israël" de la Bible !... Pour rendre la paix possible, on peut travailler à des échanges de symboles, mais la démarche est longue, et l'urgence est à la désescalade. Israël a perdu tout sens de la mesure. Mais le paroxysme actuel peut peut-être faire comprendre aux chefs de guerre que la force et le feu jouent contre eux. »(...)
Aujourd'hui, Israël a six millions cinq cent mille habitants, mais sur ce nombre il y a environ 20 % d'Arabes à la démographie galopante.
Donc, l' Agence juive, financée à concurrence de cinquante millions de dollars annuellement par les USA, doit trouver, bon an mal an, cent mille juifs désireux de faire leur Alya... la montée vers Israël
La seule façon de trouver ces volontaires, c'est d'agiter sans vergogne le spectre de l'antisémitisme renaissant. C'est ce qu'a fait M. Sharon dès juillet 2004, en s'adressant directement aux juifs de l'Hexagone pendant que ses agents déclaraient dans les banlieues que la France... « était vendue aux Arabes » et que... « plus un seul juif n'était en sécurité en France ».
De ce fait, de 2004 à 2006, une dizaine de milliers de juifs Français sont partis s'installer en Israël avec femmes et enfants, les derniers arrivants ont été accueillis sous les bombes...
Jamais personne n'osera donner le chiffre exact des juifs... montés vers Israël... et qui sont repartis. C'est un tourniquet sans fin qui éveille constamment la méfiance du Grand Rabbinat d'Israël qui met fortement en doute la judaïté des centaines de milliers de Russes et des quelques milliers de juifs Éthiopiens, les Fallachas, arrivés ces dernières années.
A part quelques extrémistes Arabes, personne en Occident ne remet en cause l'existence de l'État d'Israël
Mais enfin, cet État ne serait-il pas plus à même de défendre son droit s'il n'avait pas envahi et occupé d'immenses territoires, la grande majorité d'entre eux conquis lors de la guerre dite des 6 jours, du 5 au 11 juin 1967. Dès cette époque, des voix très autorisées en Israël, suppliaient... « Gardons le Mur des lamentations, un de nos plus grands symboles religieux, et rendons tout le reste ».
Durant le dernier conflit Israël n'a établi aucune distinction entre les civils et les militaires, entre les cibles totalement économiques et les objectifs que l'on pourrait classer stratégiques. C'est sciemment que les lois de la guerre (car il y a des lois à la guerre) ont été violées. Comme le dénonce l'Organisation de défense des droits de l'homme (H.R.W), qui rappelle que « c'est pour cela que les conventions de Genève ont été établies ! »
Les incroyables démolitions de villes libanaises n'ont été possibles que par l'emploi d'armes, telles que les G.B.U 28, plus simplement « Bunker Busters », des bombes US auxquelles aucun blindage ne résiste, mais prévues normalement pour détruire... des bunkers !
Depuis près de 35 ans, l'armée israélienne reçoit des USA deux milliards de dollars de matériel par an, ce qui en fait l'armée la plus puissante de la région et la mieux équipée avec plus de 300 chasseurs F15 et F16, 680 tanks, plusieurs milliers de véhicules blindés, une incroyable artillerie et plus d'hélicoptères que la France.
Certains généraux israéliens qui, partout ailleurs dans le monde, seraient traités d'extrémistes, de faucons ou de docteurs «Fol amour» ne cessent d'en remettre... L'un d'eux déclarait pendant les combats : « Nous allons ramener le Liban vingt cinq ans en arrière ! » Un autre pense que ce qui n'a pas été fait cette fois-ci devra l'être demain, c'est-à-dire une nouvelle guerre embrasant toute la région... tandis que Zvi Mazel, ancien ambassadeur d'Israël en Egypte met la cerise sur le gâteau en déclarant... «Une guerre nucléaire dans les deux ans? Je commence à y croire ».
Faut-il rappeler que, grâce à la France, Israël possède la bombe atomique. L'Etat hébreu aurait aujourd'hui 200 à 250 têtes nucléaires.
La grande majorité des Français ignorent que c'est un gouvernement socialiste, celui de Guy Mollet, qui sans aucune discussion parlementaire, sans aucun débat, décida cette cession... pour des activités civiles... bien sûr.
Il est facile de toujours attribuer aux autres les erreurs politiques de l'Occident ... Ce n'est pas l'État libanais (qui n'existait plus du fait de l'occupation syrienne) qui laissa s'installer le Hezbollad, mais bien sûr les Syriens. Ces derniers le financèrent et tannèrent... Tout cela fut fait avec l'accord des États-Unis, sous la houlette bienveillante de M. Kissinger. Ce même individu, prix Nobel de la paix, prévoyait le transfert des chrétiens maronites du Liban aux USA, en Australie et en Nouvelle Zélande, et celui des chrétiens coptes d'Egypte au Canada.
Une fois de plus, le Liban a payé pour les autres...
L'État major français, hanté par le syndrome du Drakkar, n'est pas très chaud pour une nouvelle expédition, vue les dangers physiques, mais aussi, face aux risques politiques pour les carrières, car dit l'un d'eux « Face aux Israéliens, on ne s'interpose pas... et le Parti de Dieu, ce n'est pas du coton non plus ».
Les Français sont dans la FINUL au Liban, depuis 1978. Du simple soldat aux officiers supérieurs, tous savent très bien que l'armée d'Israël ne s'est jamais souciée de leur présence et que chaque fois qu'elle en a eu l'«envie», elle est passée en force... Des dizaines de fois, par «erreur»... des postes de l'ONU ont été atteints par ses tirs.
Le 18 avril 1996 à Cana, plusieurs de ses obus avaient atteint de plein fouet un poste de la FINUL occupé par le contingent Fidjien. Des centaines de civils s'étaient réfugiés dans l'enceinte,normalement neutre. Cent cinq furent tués.
Dix ans après, dans le même secteur, mais cette fois-ci avec des munitions anti-bunker, l'aviation israélienne et l'artillerie ont pulvérisé des maisons, tuant quatre casques bleus pendant que cinquante sept civils, dont trente deux enfants, étaient « statufiés », « momifiés ». Le lendemain matin, l'aviation de l'État juif largua des tracts pour demander à la population « de ne pas croire aux mensonges du Hezbollah ».
Le général français, Alain Pellégrini, en fin de carrière, qui n'a donc rien à gagner ni rien à perdre, déclarait très clairement avec un certain courage que les Israéliens savaient très bien ce qu'ils faisaient... « Je les avais prévenus à cinq ou six reprises, que nos positions étaient visées. »
Mieux encore, notre état major sait que le terrible attentat du Drakkar, qui coûta la vie à cinquante-huit paras du 1er RCP, le 23 octobre 1983, et quelques minutes plus tard vit mourir deux cent quarante et un « marines US » dans l'explosion de l'ambassade américaine aurait pu être évité. Il faudra attendre qu'un ancien agent du Mossad, Victor Ostroxsky, écrive un livre « Mossad, un agent des services secrets israéliens parle », pour apprendre la vérité. Cette vérité est horrible car l'agent israélien affirme que le Mossad avait omis de transmettre l'information à ses alliés Américains et Français pour... détériorer les rapports des occidentaux avec le monde arabe.
Aujourd'hui, et pour la première fois dans l'histoire du jeune État d'Israël, son armée malgré toutes les « bavures » n'a pas remporté une victoire décisive.
Dès lors, tous les «spécialistes », tous ceux qui n'ont jamais touché un fusil... y vont de leurs déclarations.
N'était-il donc pas pensable de deviner que les choses seraient bien moins faciles pour les juifs quand les Arabes seraient disciplinés, organisés et bien armés ? Il est vrai qu'en 1998, Madeleine Albrigh, la «pétroleuse» de Clinton pouvait déclarer... «Les Palestiniens qui lancent des pierres, placent Israël en état de siège ! » Et encore mieux, au sommet de Camp David, le directeur de la CIA en personne menaça Arafat, qui refusait de livrer à Israël ses « résistants »... « Nous sommes capables de changer les frontières et les peuples. »
Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, véritable spécialiste de la politique arabe et de toute cette région du monde, écrivait il y a presque vingt ans... « Non, ' l'intégrisme musulman n'est ni bénin ni bénéfique ! Au train où il va, il risque fort d'être bientôt à l'Islam ce que Staline fut au socialisme et le nazisme au nationalisme ».
J'ai toujours été d'accord avec cette prédiction et, à la différence de beaucoup de gens bornés, même dans nos rangs, je sais depuis longtemps que les musulmans, extrémistes ou pas, savent lire... par exemple cette déclaration d'Ariel Sharon... Oui... Ariel Sharon, en 1993, parue dans Courrier International - n° 793, page 33, du 12/18 janvier 2006. L'article portait comme titre « Il n'a jamais été question d'Etat démocratique » :
"Dès l'origine, le sionisme n'a pu agir qu'en opposition aux principes démocratiques. Dès les débuts de la déclaration Balfour (déclaration britannique de 1917 sur la création d'un foyer juif en Palestine) et du mandat britannique (1922-1948), les Arabes, qui représentaient alors 90 % de la population de Palestine, ont réclamé la constitution d'une Assemblée représentative qui statuerait démocratiquement (majoritairement) sur les questions aussi cruciales pour les autochtones que l'immigration juive. Le mouvement sioniste s'est aussitôt mobilisé pour faire échec à cette revendication. Le Livre blanc de 1940 (prise de position britannique imposant de sévères restrictions à l'immigration juive en Palestine) condamnait à mort l'entreprise sioniste, et son application ne fut évitée que par l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale et la Shoah. Pourtant, ce texte était éminemment démocratique.
Le gouvernement britannique avait décidé que la volonté et les intérêts vitaux de la communauté arabe devaient être respectés, étant donné qu'elle représentait alors la majorité absolue de la population de Palestine. Cela n'a pas empêché la communauté juive et le mouvement sioniste de partir en guerre contre un texte parfaitement légal. En novembre 1947, la décision de l'ONU de partager la Palestine a été prise en contradiction flagrante avec la volonté des Arabes palestiniens, qui constituaient encore l'écrasante majorité de la population. A des juifs qui ne formaient que le tiers de la population, les Nations unies allouaient 55 % du territoire. Le sionisme et la communauté internationale ont ainsi agi en violation des principes démocratiques, tout en en respectant l'esprit et en appuyant le principe du droit historique du peuple juif sur la terre des Patriarches. Cela signifie permettre la poursuite de l'immigration de millions de juifs en Israël et la colonisation du pays dans sa totalité.
Depuis toujours, les Arabes d'Israël-Palestine estiment avoir un droit légitime sur ce pays. Parmi eux, les modérés sont peut-être prêts à reconnaître des droits aux juifs, mais seulement s'ils sont subordonnés à ceux des Arabes. A leurs yeux, l'idéal sioniste d'immigration et de souveraineté juives est une « agression criminelle » qui doit être contrecarrée afin de permettre aux «propriétaires légitimes » d'exercer leur souveraineté, au besoin en n'y tolérant qu'une présence juive minime. La Charte de l'OLP (abrogée en 1999) appelle à liquider non seulement l'Etat juif, mais aussi le peuple juif. Elle exprime l'opinion de la majorité des Palestiniens, dont de nombreux citoyens arabes d'Israël. L'allégeance de la majorité des Arabes d'Israël, de leurs hommes politiques et de leurs députés ne va pas à Israël, mais à l'intérêt des Arabes palestiniens. Cela ne découle pas d'une haine d'Israël ou d'une volonté irrationnelle de la détruire, mais d'une simple prise en compte d'un devoir national élémentaire. Est-ce que les Palestiniens d'Israël sont prêts à vendre leur âme aux conspirateurs étrangers et à combattre sous le drapeau israélien pour la survie d'Israël comme État juif ?
Permettre aux députés arabes israéliens de décider du sort d'Israël est une illusion dangereuse. Des questions aussi cruciales qu'un retrait du Golan ou l'instauration d'une autonomie palestinienne en Judée-Samarie (c'est-à-dire un second État arabe palestinien après la Jordanie) sont du seul ressort des juifs, pas des Arabes israéliens. Une application aveugle des principes démocratiques revient à donner raison au nationalisme palestinien. C'est le contraire de la démocratie, c'est un suicide national, un couteau entre les mains de ceux qui, s'ils respectent les intérêts de leur peuple, ne peuvent que devenir nos futurs bourreaux. Nos leaders - Zeev Jabotinsky, Ben Gourion, Golda Meïr et Yigal Allon - ne nous ont pas donné ce droit." Et lisez bien... cela est signé « Ariel Sharon, Yediot Aharonot (extraits), Tel-Aviv ».
Ce ne sont donc que nos mensonges, les mensonges de l'Occident qui nous ont placés dans la situation où nous sommes. Nous sommes gouvernés par des « ignares ».
Un soir, à Beyrouth, en pleine guerre, en plein milieu de tous ces événements dramatiques, je rentrais dans mon hôtel bombardé mais encore un peu debout, dans le quartier musulman. Au bar, à la lueur des lampes à gaz, quelques journalistes présents comme moi, qui couvrais la guerre pour Paris-Match, tentaient de boire un pot en mangeant des galettes de pain locales, fourrées à je ne sais quoi.
Dans la soirée, je me mis à discuter avec le patron, homme d'une grande tenue, lettré, parlant impeccablement le français, ayant fait toutes ses études à Paris. Dans la conversation, à un moment, il me dit : «Vous savez, Monsieur de Paris-Match, la France nous a beaucoup déçus ». Je lui demandai donc pourquoi ? Il me répondit : « Parce qu'elle n'a pas soutenu ses alliés chrétiens. Elle les a lâchement abandonnés ». Mais, lui dis-je, vous êtes musulmans. Pour les défendre, il aurait fallu que les forces françaises vous attaquent, vous tapent dessus, vous bombardent... « Et alors ! me dit-il, nous l'aurions très bien compris !... »
Je crois qu'il est temps de revoir les programmes de l'E.N.A. !
A quoi peut nous servir notre armée, nos sous-marins nucléaires, tout notre arsenal atomique, si nous ne sommes même pas capables de nous faire respecter... de nous faire craindre, de protéger nos alliés et nos amis. L'Iran fait actuellement «Joujou» avec l'atome... mais qui a mis ces messieurs au pouvoir? Ne serait-ce pas l'Occident, américains en tête, avec en France l'aide majeure de M. Giscard d'Estaing qui hébergea à nos frais à Neauphle Le Château, le grand humaniste qu'était l'Ayatolah Komeiny... Même mieux, son arrivée ne fut-elle pas saluée par toute notre presse ? C'était le sauveur de l'Iran, le libérateur qui allait chasser le Shah (qui lui, avait le malheur d'être pro-occidental).
Faut-il donc que notre peuple ait la mémoire courte pour ne pas se souvenir du reportage de Mme Okrent qui, le soir de la chute du roi, rendit visite dans les caves de la prison de Téhéran à Amir Abbas Hoveyda, le filmant sur son grabat dans la minuscule cellule où l'avaient enfermé les « révolutionnaires libérateurs ».
Elle se conduisit envers ce ministre du Shah, francophone et francophile, avec une morgue insultante qui me révulse encore aujourd'hui. Ce véritable ami de la France fut fusillé au petit matin.
Faut-il rappeler aussi tous les coups tordus en Irak, où après avoir poussé Saddam Hussein à se battre contre les fous de Dieu d'Iran, l'avoir supérieurement armé avec l'aide de presque tous les pays occidentaux, les USA, en l'occurrence M. Bush père, le lancèrent dans le traquenard de la guerre avec le Koweït. L'Irak était alors à deux doigts de la faillite financière et l'Émirat, volé à l'Irak en 1916 grâce aux accords Sykes-Picot, refusa d'aider ceux qui l'avaient sauvé d'une invasion iranienne et augmenta ses extractions pétrolières, faisant fortement chuter le coût du baril au détriment de l'Irak.
Saddam Hussein convoqua alors à Bagdad l'ambassadrice américaine, Mme April Glaspie pour lui dire que l'attitude koweïtienne équivalait à une déclaration de guerre ! Mme Glaspie lui répondit que les États-Unis ne prendraient « Aucune position sur un conflit de frontières entre l'Irak et le Koweït ». Dans la semaine qui suivit à Washington, son supérieur, le secrétaire d'État adjoint, John Kelly, déclara la même chose, ajoutant même « Nous n'avons de traité de défense avec aucun pays du Golfe ...»
On connaît la suite... Seize ans plus tard, dans un «merdier innommable», les Américains apportent la démocratie au peuple irakien... pendant qu'à Bagdad, des centaines de milliers de chiites «libérés et démocratisés » crient «A BAS L'AMERIQUE... VIVE LE HEZBOLLAH... VIVE ASSAN NASRALLAH... MORT AUX JUIFS ». Belle réussite !
Mais il serait utile de ne pas oublier non plus M. Ben Laden, créé et financé par les mêmes États-Unis... et le Mollah Omar, que les «Marines » n'ont pu capturer... avant qu'il ne s'échappe... en mobylette !
Alors bien sûr, de bonnes âmes vont ricaner... On s'en doutait... Israël n'a pas le droit de se défendre... Il faut tout le temps que les antisémites donnent tort à Israël... !
Notre position reste la même. Un état juif, un état palestinien, garantis militairement et de façon draconienne s'il le faut par des soldats de l'ONU, simplement de vrais soldats autorisés à employer les moyens nécessaires. Tout vaut mieux en effet que la guerre atomique qui nous pend au nez.
Car que peut-on faire de mieux... vingt milliards de destruction au Liban en trente quatre jours de guerre. Dans le même temps l'armée israélienne a tué près de deux cents Palestiniens dans la bande de Gaza ; affamé la population ; tiré dix mille obus de gros calibre sur les habitations ; enlevé vingt-huit députés d'un parlement élu ; huit ministres et le secrétaire général du gouvernement palestinien, issus d'un vote démocratique sous contrôle international.
Tout cela pour deux soldats Israéliens enlevés !
Où tout cela va-t-il s'arrêter ? C'est la destruction systématique de la crédibilité de l'autorité palestinienne par Israël qui a permis la victoire du Hamas aux élections. Le Hezbollah est né, lui aussi, de la frustration des Palestiniens, de la façon dont les traite l'armée israélienne, qui y a perdu son âme. Aujourd'hui, il a des députés, des ministres. Qu'il faille le désarmer, qu'il ne soit plus un État dans l'Etat. C'est au gouvernement légal du Liban, avec l'appui musclé de ses alliés, à faire le nécessaire.
Mais il faut aussi qu'Israël cesse d'être le bras séculier de l'oncle d'Amérique... et encore moins le « défenseur » de l'Occident, ce que personne ne lui demande.
Il faudrait que tous les juifs de la diaspora ne disent pas amen à toutes les aventures, mais s'emploient à bâtir la paix dans cette région du monde en ne prenant pas pour argent comptant toutes les élucubrations des illuminés de l'Église Évangélique protestante, amis de M. Bush, car ce sont toutes ces « sectes », dont les membres sont tranquillement installés hors d'Israël, qui poussent à la violence et prônent le respect, à la lettre, des visions messianiques de certains rabbins. Ce sont elles qui prônent et glorifient le grand Israël en collaboration avec l 'American Israëli Public Affairs Commitee (AIPAC).
Tous ces cercles de milliardaires en dollars publient depuis des années des plans de guerre et de partage du monde, bizarrement identiques aujourd'hui aux « visions » de M. Bush qui se croit devenu l'adjoint direct de Dieu le Père.
Bien avant que la Maison-Blanche ne dévoile ses plans suprêmes du combat du Bien contre le Mal, tout était écrit... la démilitarisation de l'Irak ; puis après, le dépeçage de l'Egypte, l'éclatement de la Syrie, le découpage par communautés du Liban, etc.. etc.. Ce sont ces illuminés qui sont derrières « les fous de Dieu », tel Ygal Amir qui assassina Itzhak Rabin.
Cela ne veut pas dire que nous, chrétiens, nous devions nous taire et baisser les bras ! Que nos évêques se réveillent. Qu'ils cessent de tendre l'autre joue... Nous ne serons respectés que si nous sommes respectables, et si nous prétendons défendre des valeurs, encore faudrait-il qu'elles existent et que les autres le sachent et les voient !
C'est notre avenir, celui de nos enfants que nous devons défendre, sans haine mais farouchement, avec détermination, abnégation et honneur.
Pour tenter de gagner une guerre, il faut au moins la faire, qu'elle soit militaire, économique ou spirituelle. N'en déplaise aux adeptes du vice de la débauche ou du déshonneur, si nous ne nous battons pas, nous serons des esclaves !
![]()