Comme Lénine, Hitler, ou Khomeini, tous les dictateurs ont annoncé à l'avance leur projet. Mais comme toujours, en France, les démocrates n'y croient pas. « ce sont des paysans, musulmans modérés, il suffit de les intégrer, grâce à une laïcité bien pensée, et de les organiser pour mieux les contrôler, former des « immans laïcs à la française » et leur construire des mosquées » - voilà ce qu'on entend !
Toute sa vie, il n'a cessé de resserrer les liens de la Turquie avec les autres états du Moyen-Orient pour construire un ensemble historique solidaire marqué par l'appartenance à une même communauté ethnique.
L'Islam qu'il avait voulu réduire revient au galop.
Sa politique des « ententes régionales » ne fut que l'ébauche de quelque chose de beaucoup plus vaste ; à une Turquie de près de 80 Millions d'âmes, s'ajoutera la Perse (l'Iran), (Azerbaïdjan, le Caucase, le Turkestan mais aussi l'Afghanistan, y compris le Kosovo, la Bosnie, l'Albanie déjà dans l'orbite, jusqu'à la Mongolie des Ouigours en Chine populaire.
Un soir dans sa propriété de Chan-Kaya, Mustapha Kemal déclare à ses intimes
« Un jour, le monde verra avec stupeur s'éveiller et se mettre en marche cet empire invisible qui gît encore ensommeillé, dans les flancs de l'Asie ».
Ce ne sera pas un empire hétérogène, composé comme l'ancien empire ottoman, mais un monde organisé une fédération de peuples homogènes dans laquelle la Turquie pourra jouer un rôle décisif dans la reconquête des frontières de 1550, à l'apogée de l'Empire ottoman (voir cartes).
Depuis près de 500 ans, les musulmans ressentent face aux succès, aux victoires des chrétiens et des juifs, une énorme frustration.
A partir du message prêché à Médine, ils ont forgé une idéologie qui récuse la laïcité et en particulier la séparation du religieux, du politique et du judiciaire, prône le partage des richesses du Nord (l'Europe) et du pétrole, avec les pauvres du sud.
Cette idéologie prône la constitution d'un ensemble géostratégique musulman destiné à redonner à l'islam la puissance militaire perdue au XVIeme siècle.
La subversion des valeurs fondatrices de la France par une immigration incontrôlée n'en est que la première étape visible.
La constitution est imposée pour pouvoir « organiser l'élargissement de l'Europe » (Chirac) et donc pour accueillir la Turquie.
Elle y aura un rôle dominant :C'est la panturquisme, c'est-à-dire la solidarité des turcs d'Asie centrale, de la fédération de Russie et de la Chine du XINJAING.
« En créant l'empire européen on a réveillé l'empire Ottoman » (voir dictionnaire de géopolitique).
La Turquie plaidera donc pour intégrer l'Asie centrale à l'Europe, les turcophones ayant vocation à devenir turcs selon la loi turque. On peut les estimer à environ 250 millions avec la constitution européenne qui intègre la chartre des droits fondamentaux, dont l'article 2 précise« l'union est fondée sur le respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités ».
La Turquie aura la possibilité d'accélérer le développement de l'Islam en Europe occidentale.
La Turquie a toujours soutenu les dynamiques islamiques unitaires. Elle est un pôle d'excellence de l'islam, membre de la conférence islamique mondiale, et musulmane à 98% après avoir éliminé les autres minorités religieuses.
En entrant dans l'Europe de gré ou de force la Turquie pourrait disposer d'un prestige unique qui ferait d'elle le leader incontesté du monde islamique.
Elle pourrait ainsi fédérer tous les autres musulmans en particulier les musulmans déjà organisés en Europe. Les turcs grâce à leurs qualités militaires sont apparus indispensables aux autres musulmans dans leur folie de construction d'un empire islamiste universel.
La Turquie dispose de la 1ère armée d'Europe avec 650 000 hommes**, elle s'appuie sur environ 200 millions de turcophones (jusqu'à l'intérieur de la Chine) dans une Asie de plus de 350 millions de musulmans sur un total supérieur à 1 000 millions dans le monde.
Voilà ses moyens : c'est la démographie qui commande.
Rappel de la loi Bourgeois-Pichat : en régime démocratique lorsque les seniors (plus de 60 ans) dépassent le tiers de la population totale le non-retour atteint : les productifs et les féconds devant les charges qui s'accroissent, réduiront encore leur fécondité. C'est la spirale descendante jusqu'à la ruine finale et la fin des retraites. L'Allemagne est entrée dans ce processus. Elle perd plus de 300 000 nationaux par an.
Dans quelques années, elle sera méconnaissable. Il y aura des réactions.
Mais que le couple franco-allemand disparaisse et la France sans politique étrangère sombre dans le vide, et c'est toute l'Europe qui est en danger de mort.
Le danger allemand, c'est celui du naufrage : l'Allemagne affaiblie, traversée par des courants contradictoires qui déboucheront sur la violence, celle des faibles, des peuples qui meurent. En fait toute l'Europe est frappée du « mal allemand ».
L'entrée de la Turquie ne fera que précipiter l'effondrement européen qui est démographique, économique mais surtout politique et militaire.
La classe politique européenne qui sait, mais refuse de dire la vérité, s'abandonne dans une improbable constitution européenne, sans modifier sa conduite.
A la veille de sa chute en 1453, sous l'assaut des turcs, Byzance disait-on glosait sur le sexe des anges. Nous en sommes-là.
Nota Bene : Un dernier mot : Grand succès de librairie en mars 2005, le « célèbre » livre d'Aldoph Hitler : MEIN KAMPF !? Et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !
* selon Bikenstein - ancien commissaire européen : La Turquie pourrait achever ses négociations en moins de 5 ans (Bruxelles 17 décembre 2004) et non en 15 ans (selon Chirac)
** Alors que selon Pierre LELOUCHE ( Président de la commission de la défense nationale) Europe n'arrive pas à aligner 60 000 hommes