... « Au-dessus de nous s'élève un immense pouvoir tutélaire qui se charge seul d'assurer la jouissance de chacun et de veiller sur son sort. C'est l'Etat».
« II est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il cherche à nous maintenir dans l'enfance. L'Etat aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à cela. L'Etat travaille volontiers à notre bonheur, mais il veut être le seul arbitre ; il pourvoit à notre sécurité, prévoit et assure nos besoins, organise nos plaisirs ; il est prêt à nous enlever le trouble de penser et la peine de vivre ».
L'Etat recouvre la surface du pays, d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes dans lesquelles les esprits les plus originaux ne peuvent se faire remarquer. Il amollit les consciences, les plie et les dirige. Il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse grâce à la multiplication de lois compliquées. Il ne détruit pas, il empêche de naître, il gêne, il comprime, il énerve, il réduit la nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides, industrieux, mais toujours dans le besoin, dont le gouvernement est le berger. Tout cela au nom des valeurs de la république, dont on parle beaucoup sans jamais les citer, car elles n'ont aucun sens, sauf dans les discours officiels.
La morale chrétienne est remplacée par l'éthique laïciste qui combat toute croyance et donc toute raison de vivre.
L'homme est désormais réduit à sa seule dimension de consommateur, et encore, à condition d'en avoir les moyens.
Voilà où nous en sommes... avant que n'arrivent les barbares, dont nous ne parlons plus. La France, l'Europe n'auraient-elles plus d'ennemis ? Où sont-ils ? Qui sont-ils ? la réponse est tabou.
La tentative de construction de l'Europe sur des bases simplement monétaire et économique nous a fait perdre de vue l'essentiel : nous avons toujours des ennemis, mais nous refusons de les désigner ; nous avons quitté le champ du politique, pour avoir affirmé que les nations c'était la guerre et que l'économie c'était la paix.
Il faut simplement produire, échanger, consommer et digérer pour construire la paix perpétuelle. En réalité, l'histoire nous enseigne que c'est la folie des projets impérialistes et planétaires qui engendre les guerres : Alexandre, César, Charlemagne, Napoléon, Staline, Hitler et l'Amérique des Busch aujourd'hui. La légitime concurrence entre nations reconnues par le droit international n'a jamais mis la planète à feu et à sang.
Il est difficile d'affirmer et plus encore de croire que G.W. Busch cherche la paix et la prospérité du Moyen-orient.
Alors qui sont-ils ? Où sont-ils ces barbares ?
... Ici bien sûr, c'est de la confrontation entre l'occident et l'islam qu'il s'agit. Nous sommes dans la situation du XVI°siècle lorsque l'empire Ottoman menaçait l'Europe, avec une différence énorme : les barbares sont déjà dans Rome !
Sont présentes de fortes communautés arabo-musulmanes au sein même des sociétés occidentales, ce qui, conjugué à l'affaissement du christianisme, pourrait préluder à l'islamisation du continent européen à moyen terme.
Cette évolution, nous l'avons démontrée, renvoie bien sûr à la relation privilégiée entre l'Europe et le christianisme. L'Europe et la France « fille aînée de l'église » refusent de défendre leur culture chrétienne pour répondre au défi de l'Islam. Ceci est tellement vrai que le président Français souhaite l'entrée de la Turquie en Europe. Celle-ci « ferait » historiquement partie de l'Europe. En réalité, la Turquie, entre le XIV° et la fin du XIX°, fut bel et bien en Europe mais en tant que puissance étrangère et coloniale et non pas en tant que pays Européen. Elle cherchera, après les Balkans à étendre ses possessions sur le vieux continent.
Pendant ce temps, ses navires écumaient le littoral gréco-latin. A son apogée, l'empire turc était perçu en Europe comme « la terreur actuelle du monde » et cela jusqu'en Islande où les luthériens priaient Dieu de les protéger contre « la ruse du pape et la terreur du turc ».
L'expansionnisme ottoman étant perçu non seulement sous l'angle politique mais aussi sous l'angle religieux : c'était le combat de l'islam contre la chrétienté.
C'est pour cette raison que la papauté s'y trouva souvent mêlée.
Le pape Clément VII, en 1527, menace d'excommunication tous ceux qui apportent aux Turcs, toute aide pouvant servir à l'offensive militaire.
Urbain VIII récidivera 100 ans plus tard.
Richelieu dans son testament politique préconise la construction d'une flotte de galères pour tenir tête aux armées d'Istanbul.
Saint-Vincent de Paul mobilise la cour pour organiser l'assistance spirituelle et le rachat de chrétiens victimes des raids navals des Turcs en Méditerranée.
Soliman I, dit le Magnifique, s'empare de Belgrade en 1521, achève la conquête de la Hongrie en 1526, renonce à Vienne en 1529. Mais, l'Autriche devait payer tribut. Il occupe la Calabre en 1536 puis Nice et Toulon en 1543.
Le célèbre affrontement maritime de Lépante, (7 octobre 1572) survient après que les Turcs eurent envahi Chypre et alors qu'ils menaçaient Venise, donne la victoire à la ligue chrétienne constituée par le pape Pie V et commandée par Juan d'Autriche.
.... « Pendant six siècles, la Turquie ottomane et musulmane a constitué l'une des plus grandes préoccupations géopolitiques de tout le continent européen » (Robert Mantran - L'Histoire de l'empire Ottoman). La relation Europe-Turquie a été vécue comme un antagonisme profond. Cet antagonisme fut d'ailleurs un élément important d'une conscience européenne (géopolitique n°69 - avril 2000).
Cette perspective d'islamisation de l'Europe est au cœur du trouble qui agite aujourd'hui les esprits français et que la relance du débat sur la laïcité vient d'illustrer. Elle renvoie à l'évolution de la relation entre l'Europe et le christianisme.
La controverse sur le port du voile vient de montrer qu'une large partie des églises chrétiennes est disposée à comprendre le point de vue musulman.
Cette « cause commune » signale un surprenant renversement, alors que la papauté espérait unir les royaumes européens dans une même croisade. De nos jours, l'église catholique semble plutôt tentée de plaider la cause de Dieu en prenant le parti d'une autre religion. Or, celle-ci n'est pas seulement concurrente, elle est sans aucun doute adverse.
... Les Chrétiens sont peu nombreux dans les médias. Le Laïcisme de la classe politique, les organisations syndicales diffusent avec des moyens considérables un prêt à penser qui repousse davantage la religion dans la sphère de la vie privée. Il s'agit de marginaliser davantage encore la dimension religieuse de l'homme. Hélas, l'église de la république ne soutient guère les chrétiens engagés dans l'action temporelle. C'est chacun dans son coin. Cette autonomie favorise l'esprit de chapelle. En France, une coalition de catholiques sur des questions majeures demeure tout à fait improbable.
Il faut donc reconquérir l'espace public abandonné et retrouver l'audience perdue sans se soumettre à l'esprit du monde.
L'islam se pense comme l'ultime et véritable religion. Il ne reconnaît pas une égale dignité au christianisme, encore moins au judaïsme.
Cette évolution est la manifestation tangible de l'affaissement du Christianisme dans une Europe sécularisée. Comme l'islam, nous serions la religion du livre. D'un point de vue théologique, cela revient à oublier l'incarnation. On peut comprendre alors tous les efforts fait à l'initiative des sectes protestantes, pour limiter notre réflexion à la lecture de la bible. Les Catholiques doivent oublier leur identité. Il s'agit de se fondre dans un grand tout, bible en main. Facile d'imaginer alors un immense basculement de la société toute entière.
La démocratie s'accompagne d'une séparation de la politique et de la religion. L'Islam lui confond le politique et la théologie au profit de la loi religieuse. Il n'admet pas la primauté de la loi poliitque sur les appartenances religieuses
.... Pour que l'exercice de la liberté prenne une signification, il faut que la liberté s'insère dans un monde ordonné et hiérarchisé, qui s'est donné un sens. Mais l'est-il encore dans une société où les parents refusent de transmettre ce qu'ils ont reçu. La liberté doit signifier alors, non pas faire ce que l'on veut, ce qui nous passe par la tête, mais plutôt faire ce que l'on doit dans un monde organisé, où j'ai ma place, un passé, un avenir des droits et des devoirs.
... Ce qui fait la force d'une civilisation et ainsi assure sa pérennité, c'est le nombre, certes, mais surtout le degré de conviction de ceux qui la partagent. Tant qu'un dernier carré de soldats accepte de combattre et de périr pour elle, la civilisation a encore un avenir.
Cette étude rejoint très largement les réflexions des animateurs de France Résistance.
Relisez les consignes d'action et agissez car il est encore temps. Après il sera trop tard.
Lorsque la France aura été absorbée, dissoute dans le magma européen, les patriotes français ne pourront plus rien car l'histoire ne revient jamais en arrière de même que le fleuve ne remonte jamais à sa source.