Les Parlementaires méprisent leurs électeurs

Depuis quelques années le divorce entre les électeurs et leurs élus s'est accru. Qu'il s'agisse de la gauche ou de la droite, la rupture s'étend et se radicalise.
La Trahison des élus est constante :
Les promesses électorales, à la poubelle, jetées dès l'élection acquise.

Même lorsque, par référendum, le peuple souverain s'est prononcé, les élus contestent, discutent, palabrent, reviennent à la charge. Ils pensent, sans doute, que l'oubli du vote leur permettra de faire le contraire de ce que le peuple a décidé.

Nous en vivons tous, les jours, un exemple flagrant avec le vote sur le projet de constitution pour l'Europe.

Cette "Constitution pour l'Europe", l'ensemble des élus l'avaient à 93% adoptée, mais le peuple, seul souverain, l'a, à 55%, rejetée.

On aurait pu penser que cet échec cinglant avait mis un peu de plomb dans la tête de nos pantins politiques. Tel n'a pas été le cas, et on les voit s'agiter, à gauche comme à droite, pour revenir sur cette décision.

On a même entendu l'un d'entre eux, et pas des moindres, nous dire, avec son air de faux jeton, qu'il suffirait de présenter une nouvelle Constitution, légèrement modifiée, et la faire voter, non pas par référendum, mais par le Congrès, c'est-à-dire l'ensemble des élus.

Quel mépris du peuple dénote un tel comportement. Ils nous prennent soit pour des demeurés soit pour des pleutres. A nous de les détromper.

Dans bien d'autres domaines, le divorce est consommé. Sur les lois qui abolissent la liberté de pensée et de son expression que le peuple a conquise en 1789 et qui figure toujours dans notre Constitution française.

D'année en année, cette liberté a subi des atteintes de plus en plus graves pour des motifs de moins en moins crédibles.
Le summum de la répression de type totalitaire vient d'être atteint avec la création de la HALDE laquelle bénéficie de pouvoirs véritablement Staliniens.

La seule fois où les élus avaient défendu l'histoire de notre pays en votant un article prévoyant qu'à côté du dénigrement systématique résultant d'une histoire dictée par toutes sortes d'enseignants gauchiste, plus ou moins, Staliniens ou Trotskystes, on devait évoquer aussi le caractère positif, pour les populations, de la colonisation.

Tous les "Cocolabos" que compte notre pays se sont levés, ont éructé leur haine de la France et l'ectoplasme placé à la tête du pays par une foule apeurée, a pu, à lui seul, désavouer les élus, le peuple, et supprimer cette pauvre défense de notre histoire.

De cette lâcheté permanente des élus, de ces reculades devant l'ennemi de notre civilisation, de ces promesses jamais tenues, de ce tango de la décadence, le peuple en a assez et il n'est pas certain qu'il continue à se contenter de ne plus voter.

Certes, il est de fait que, dans le système électoral actuel, l'investiture d'un parti est la condition de l'élection. Cela sera-t-il encore le cas en 2007 et 2008 ? Rien n'est moins sûr.

Le peuple, qui se réveille, fera chèrement payer ceux qui l'ont trahi et on les renverra dans les poubelles de l'histoire sans préjudice des sanctions que les juridictions seront amenées à prononcer.


Nous allons, désormais, nous battre pour rappeler ce principe essentiel de la vie publique :

"Si la loi est mauvaise, il faut changer la loi.
Si le législateur ne veut pas changer la loi, nous devons changer de législateur
".


Pour le Comité Provisoire de Direction.
Pierre DESCAVES


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