Pendant que les dirigeants des partis politiques, passent la plus grande partie de leur temps, à se quereller, à s'étriper, des professionnels, des universitaires et des élus européens, se sont réunis à Biarritz, à l'initiative du groupe "IDENTITE - TRADITION - SOUVERAINETE", en abrégé "I.T.S.", sous la présidence du Professeur Jean Claude MARTINEZ pour engager une réflexion approfondie sur la politique européenne.
La politique, consistant à s'occuper de la gestion des affaires publiques, ne répond plus aux nécessités actuelles.
La démocratie, consistant à placer les plus compétents à la tête des organes de direction, s'est trans-formée en une oligarchie bi-céphale, ayant une tête tournée à droite pour capter l'électorat national et une tête tournée à gauche pour capter le prolétariat.
Cette oligarchie a détourné la fonction politique laquelle ne consiste plus dans la gestion des affaires publiques mais dans l'accaparement au profit de la caste politique de tous les avantages du pouvoir : distinctions, postes bien rémunérés, prébendes et avantages de toutes sortes.
Les partis politiques eux mêmes se sont progressivement transformés par la lutte, à couteaux tirés, des principaux dirigeants pour avoir seuls le pouvoir de décision et le choix des investitures à offrir aux plus complaisants.
Les postes d'élus sont devenus, de ce fait, héréditaires et certains mandats en sont à la quatrième génération de titulaires dans la même famille.
Un parti s'oriente même vers une sorte de monarchie de type héréditaire.
Les partis ont, en conséquence, abandonné les batailles politiques pour se concentrer sur les phénomènes économiques.
La Constitution du 4 Octobre 1958, loi fondamentale de la Vème République, n'est plus guère respectée notamment en ce qui concerne la séparation des pouvoirs.
L'article 16 de la déclaration des droits du 26 Août 1789, placée en préambule de la Constitution, stipule :
"Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. "
Certes, sur le papier, il y a bien "séparation des pouvoirs" mais, en fait, il y a confusion des pouvoirs.
Le pouvoir législatif n'existe plus. Par le jeu des lois électorales tout a été truqué pour qu'une majorité puisse cumuler le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.
Le Président de la République, dont ce n'est pas constitutionnellement le rôle, décide des lois, le chef du gouvernement les fait rédiger par le ministre concerné. Il est, en quelque sorte, le facteur du Président et non celui qui conduit la politique de la Nation. L'assemblée nationale, en la personne des élus de la majorité, vote les lois ainsi présentées car, s'ils ne le font pas, l'investiture ne leur sera plus donnée et alors "adieu veaux, vaches, cochons, couvées".
Le troisième pouvoir, le judiciaire, sous l'empire de syndicats, non pas professionnels, mais politiques, d'idéologie marxiste ou trotskiste, a décidé qu'il devait, lui aussi, remplacer le pouvoir législatif. Il conteste les lois votées et décide, dans certains cas, de ne pas les appliquer.
Il n'y a plus séparation, mais confusion, des pouvoirs législatif et judiciaire.
Ajoutons qu'il existe un quatrième pouvoir, sans existence constitutionnelle, c'est le pouvoir médiatique qui tend à supplanter les trois autres.
Les événements, si modestes et si courants soient-ils, dès qu'ils font l'objet de la médiatisation générale habituelle, lorsque le tam tam médiatique est mis en route, l'exécutif s'affole et décide soit de changer la loi, soit d'ajouter à la loi.
Le politique a dévoyé et l'économique l'a remplacé.
Dans l'économie de marché, les échanges pour être productifs, pour produire des profits, pour les accroître, a besoin de l'extension la plus grande possible de l'étendue territoriale.
On est ainsi passé du marché national, au marché européen puis au marché mondial.
Plus grand est le marché, plus grande est la commercialisation des produits et plus grande la réalisation des profits.
Pour avoir la maîtrise des décisions au niveau mondial, il a fallu créer des organismes supranationaux dans l'attente du gouvernement mondial qui est en gestation.
Les initiatives politiques et la formation des dirigeants mondialistes sont assurées par le "C.F.R." "CONCIL OF FOREIN RELATIONS" du magnat de l'industrie et de la finance ROCKEFFELLER par les réunions annuelles de DAVOS et du BIDELBERG.
Les organismes déjà créés sont le "F.M.I.", le "FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL" qui oriente, par ses crédits, les politiques des pays émergeants, "l'O.M.C", "l'ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE" qui veille jalousement à ne pas contrarier les intérêts économiques des U.S.A.. Le "T.P.I.", le "TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL" appelé à juger les soldats de tous les pays, sauf ceux des U.S.A., allez savoir pourquoi.
Les problèmes sont très souvent mondiaux du fait de la libéralisation des échanges, de l'abattement des frontières.
Des Etats souverains qui ne le sont plus.
Une Europe en formation dans le désordre des institutions.
Une Mondialisation en cours de construction.
Tel est le constat, étant observé que les problèmes à résoudre, ont bien, eux, une incidence mondiale comme l'ont démontré la grippe aviaire, le SIDA, le TSUNAMI en Indonésie.
Ceux qui ambitionnent de diriger le monde ont mis en oeuvre un système au moyen duquel ceux qui les aident, dans les différents Etats, sont promus aux plus hautes fonctions.
C'est le copinage, au plus haut niveau, qui décide du choix de ceux appelés à diriger les Etats-Nations.
Le citoyen n'est plus, pour eux, qu'un consommateur destiné à acheter les produits que les multinationales présentent sur le marché.
Les notions de peuple, de culture, de nation leurs sont totalement étrangères. Seule la production, au plus bas prix de revient, compte.
Le consommateur n'a pour seule fonction que d'enrichir les multinationales qu'elles soient industrielles, commerciales ou financières.
Ainsi s'expliquent les décisions, de l'O.N.U. et de l'Europe Unie, de procéder à des transfert de population par le biais de l'immigration-invasion.
Pour envahir un pays, le coloniser en quelque sorte, il n'est plus nécessaire d'utiliser les armes, les ventres creux suffisent.
Pour accélérer le processus de remplacement des populations on a aussi mis en oeuvre toute une législation destinée à réduire la natalité des peuples d'Europe. L'avortement, ce crime contre la Nation, est devenu un droit, le droit de tuer l'enfant à naître.
En complément de l'infanticide, on a mis en oeuvre toute une série de médicaments destinés à empêcher la procréation.
Enfin, on envisage aujourd'hui, sérieusement, de favoriser l'euthanasie des personnes âgées au motif qu'elles coûtent trop cher à la collectivité.
Si les peuples européens, généralement de race blanche, sont victimes de ce véritable génocide, tel n'est pas le cas pour les musulmans qui, bien que de race blanche, n'en sont pas victimes car protégés par leur religion l'Islam, qu'ils appliquent strictement, ce dont personne ne peut les blâmer.
Les peuples noirs d'Afrique ne sont pas, eux non plus, atteints par cette frénésie malthusienne. L'enfant est, pour eux, sacré et doit être accueilli au foyer comme un cadeau de la nature.
La mise en place d'un gouvernement mondial se fera de façon progressive en fonction de l'évolution des mentalités.
C'est dans le but de les faire évoluer que les organisations mondialistes ont conquis la totalité du pouvoir médiatique.
Journaux, Radios, Télévisions, sont totalement colonisés, en tous cas dans les pays de civilisation chrétienne et la désinformation, l'intoxication, sont devenues les moyens utilisés pour faire évoluer les mentalités.
Face à la politique d'appropriation des richesses par une minorité, des réactions se sont produites dans les milieux professionnels sacrifiés.
Pour répondre aux organisations mondialistes ont été créées des organisations altermondialistes et l'on assiste chaque année à des luttes du pot de fer contre le pot de terre. Les mondialistes, soutenus par les médias, protégés par les forces d'intervention des Etats, se réunissent et décident, sans avoir reçu le moindre mandat des peuples concernés, de notre avenir, de celui de nos peuples, de celui de nos Etats.
L'altermondialisme devrait être, à l'origine, la réaction des peuples agressés dans leurs intérêts légitimes
Il a été complètement dévoyé par l'intervention des gauchistes invétérés.
Alors qu'il aurait fallu, opposer aux initiatives mondialistes des réflexions sur la défense des intérêts des peuples et de leur production, les réunions organisées par les altermondialistes ont été basées, de façon systématique, sur la violence, sur les dégradations, sur la casse.
On a opposé à la réflexion de classe, les violences de la casse. Autant dire qu'il n'y a rien de constructif dans cette forme d'opposition à la mondialisation.
Nos élus qu'ils soient ceux de la Nation, ou ceux de l'Europe, n'ont pas accès à ces centres de décision. Tout se passe au dessus d'eux, au dessus des peuples.
Les problèmes qui se posent sont bien souvent mondiaux mais les décisions sont, en principe, prises au niveau des Etats.
Que faire pour organiser l'harmonie de la gestion politique des problèmes ?
Les organismes créés, dans le but de réaliser cette harmonisation entre le caractère mondial des grands problèmes économiques, de santé, de gestion de l'eau, de l'air, des espaces communs, n'ont pas été efficaces.
L'O.N.U. est devenue un forum où ne s'exercent que les luttes d'influences. Cent quatre vingt seize pays ont pour rôle de réaliser cette coordination. En fait, les débats sont interminables et sans résultat tangible.
De son côté l'Europe Unie a complètement dévoyé vers la gestion des détails sans intérêt. Des rétroviseurs des tracteurs aux essuies glaces des voitures et de la longueur des poissons pêchés au poids des enfants scolarisés.
Tout est prétexte à discussion, tout se traduit par une réglementation. La concurrence est devenue la tarte à la crème des législateurs européens lesquels, pour punir les entreprises européennes, leur appliquent des pénalités financières ahurissantes.
Les peuples n'ont de pouvoir qu'à l'encontre des élus de la Nation parce qu'ils peuvent les élire puis ne pas renouveler leur mandat.
Par ailleurs, ils sont sans influence sur les élus européens car leur pouvoir n'existe pas. Seule "la Commission" gère réellement l'Europe.
Enfin, à l'O.N.U., le pouvoir des peuples est inexistant.
A ce stade force est de constater que, si les peuples veulent reconquérir leur pouvoir de décision, ils devront revenir sur tous les abandons de souveraineté consentis au profit d'une Europe sans consistance, sans volonté, sans projet à long terme.
Si l'on observe objectivement les faits, on constate que les questions économiques peuvent être résolues avec un pouvoir politique fort.
Le marché européen existe et il fonctionne de façon tout à fait normale à l'intérieur des frontières européennes car les économies des pays de l'Europe continentale sont très proches.
Reste à assurer la protection des pays européens contre l'envahissement des produits à bas prix en provenance des pays n'ayant ni droit du travail, ni protection sociale, ni fiscalité confiscatoire.
L'invention du Professeur MARTINEZ relative aux "droits de douane récupérables" serait une solution acceptable, aussi bien par les pays émergents, que par les pays européens.
Les produits en provenance des pays, à bas coût de production, seraient frappés d'un droit de douane. Le produit de ce droit serait mis en réserve au profit du pays l'ayant payé.
Ce pays pourrait alors se procurer des produits dans le pays importateur en réduisant le coût de ces produits du droit de douane récupéré.
Les avantages de ce système seraient :
Tout le monde y gagnerait, aussi bien le pays exportateur que le pays importateur et les producteurs de part et d'autre.
Ce système est analogue à celui de la T.V.A. inventé par le français Maurice LAURET et qui a été pratiquement adopté par le monde entier.
Un prochain colloque sera appelé à approfondir cette initiative.