Un "NON" franc et massif

Le 29 mai 2005 au soir, le "Peuple" de France est sorti de sa torpeur politico-médiatique pour exprimer, de façon éclatante, son désaccord avec une classe, on peut même dire une caste, d'élus dévoyés, peureux, dont beaucoup, sont, de surcroît, corrompus et dépouvus de cette morale chrétienne qui a fait la force de notre civilisation et la richesse de notre culture.

La victoire du peuple contre les elus.

Le message est d'autant plus clair que le Congrès de Versailles du 28 février 2005, composé de l'ensemble des élus, Députés, et Sénateus, avait adopté le texte de la Constitution Européenne, en modifiant celle de la France, avec 92% de "OUI".

Ainsi, ce sont 92% des élus qui ont été désavoués par 55% des électeurs, ceux-ci s'étant prononcés, de façon massive, avec une particitpation exceptionelle de 70% du corps électoral. Dans les collectivités locales on constate qu 18 Régions (sur 22) se sont ralliées au NON, la palme revenant à la Région Picardie avec 65,02% de "NON" suivie de peu par le "Nord-Pas de Calais" avec 64.89% et la "Haute-Normandie" avec 64.42 %.

Ce divorce constaté appelle une explication.

Les élus ne sont pas ceux du Peuple.

Les électeurs ont, effectivement, voté pour élire leurs représentants à l'Assemblée Nationale mais ils ne les ont pas choisis.
Le "Régime des Partis", contre lequel s'était élevé au lendemain de la libération le général De Gaulle, est aujourd'hui omniprésent.
Ce sont les partis qui donnent les investitures.
L'ensemble des médias, par un matraquage éhonté permanent, a réussi à convaincre les électeurs qu'ils ne pouvaient décemment se prononcer qu'en portant alternativement au pouvoir une gauche sous la coupe du "Parti Socialiste" et une droite, dominée par le parti ex-gaulliste devenu chiraquien.

Nous vivons sous ce régime pseudo-démocratique, une sorte de totalitarisme alternatif, de duopole politique, que ses bénéficiaires ont appelé le "Pacte Républicain".
Ce pacte consiste à écarter du pouvoir, de toute représentation parlementaire, tous ceux qui n'acceptent pas de se plier aux ukases du duopole politique soutenu par la nuisance médiatique contrôlée par la puissance financière. Il suffit, pour s'en convaincre, de voir qui finance désormais les médias dits nationaux.

S'il veut retrouver, reconquérir sa souveraineté, le "Peuple" devra apprendre à ne pas tenir compte des articles mensongers, venimeux exprimés par les tenants de la pensée unique dans une langue de bois si évidente qu'elle nous rappelle la Presse du régime totalitaire soviétique à l'époque des grands démocrates STALINE-BERIA-KROUTCHEV etc..
Un régime ayant à son actif 100 millions de morts, a ainsi encore des adeptes en Europe, les Partis Communistes et Trotskystes, et des protecteurs bienveillants, les chiraquiens et les socialistes.

Faut-il que les dirigeants de ces partis, bien souvent des énarques et des hauts fonctionnaires, aient l'esprit assez dévoyé pour accepter d'aider ces représentants d'une idéologie mortelle, ayant à son actif des flots de sang humain, au détriment de ceux qui se veulent simplement des patriotes français, soucieux de protéger le "Peuple français" et la "Terre française".

Cette inversion des valeurs conduira, tôt ou tard, au désastre, à la révolte, à la révolution.

Le duel devenu duo VILLEPIN-SARKOSY.

Il est de fait "qu'il n'est de pire sourd que celui qui ne veut point entendre".

L'annonce du résultat a révélé la formidable gifle assénée à CHIRAC et à ses proches, par 70% des électeurs inscrits. C'est 15,5 millions de français qui ont dit leur désaccord avec toute la caste politique laquelle avait modifié notre Constitution pour accueillir celle de l'Europe chargée de la détruire, de la rendre obsolète, de supprimer la souveraineté du Peuple sur ses institutions, sur son territoire, sur son choix de société.

Il est apparu, lors des débats explicatifs, auxquels, plus que jamais, la parole fut accaparée par les perdants, le caractère pathétique des interventions des chiraquiens.
Tous sans exception, sans même se rendre compte du caractère chimèrique de leur proposition, demandèrent un ralliement sans reserve drrieère le Président de la République.
Si celui-ci n'était pas intervenu dans le débat, s'il n'avait pas pris la position de chef suprême du "OUI", s'il était demeuré dans l'attente du peuple souverain, il aurait, certes, pu intervenir le porteur, auprès des instances européennes, de la décision populaire.

Mais tel n'a pas été le cas et l'on a vu avec quelle hargne il a défendu le vote du "OUI" tout en insultant la France et les français pour le cas où le "NON" l'emporterait.

Il ne pouvait donc rallier derrière lui que ceux des siens qui avaient voté "OUI" et qui ne représentait guère plus que les 19% d'électeurs auant voté pour lui au premier tour de l'élection présidentielle du 21 Avril 2002 jour mémorable du "tsunami Lepeniste" ayant rejeté dans les ténèbres le socialiste JOSPIN.

Un gouvernement voue à l'echec.

Que va faire le pseudo duo porté à la direction du gouvernement?

On peut facilement répondre "RIEN" parce que le chef qui donne les ordres est resté le même et qu'il est certain qu'il n'a rien compris, ou rien voulu comprendre, du coup de pied au culte de la personalité qu'il a reçu.

On peut répondre "RIEN" aussi parce que l'emploi, souci essentiel des français, dont l'économie est en voie de disparition progressive, ne pourra être amélioré puisque ceux l'ayant conduitau stade mort avancée sont restés en fonction. Ni les finances, clé de voute des réformes économiques, ni le social avec Jean Luis BORLOO, ni l'emploi avec Gérard LARCHER n'ont changé de titulaire.

Pour résoudre la crise de l'emploi, pour enduiguer la chute drastique de l'économie, pour répondre à l'appel désespéré du peuple, on reprend les mêmes sur la houlette du Président le plus néfaste de la cinquième République resté en fonctions malgré le de désaveu populaire reçu.

Le peu d'honneur du représentant actuel de l'Etat révèlé par son attitude méprisante envers le peuple par comparaison avec celle du créateur du Parti Gaulliste, devenu aujourd'hui l'UMP. Lors du référendum du 27 avril 1969, le projet de modification Constitutionelle présenté par le Général De Gaulle fut désavoué par 11 945 149 électeurs (53.19%) contre 10 512 469 (46.81%) qui y furent favorables. Prenant acte de ce désaveu, le Général De Gaulle démissionna.

Lors du réferendum du 29 mai 2005 et bien qu'il s'y soit impliqué corps et âme, le Président Jacques CHIRAC, désavoué par 15 422 642 électeurs (54.87%) contre seulement 12 686 747 (45.13%) ayant voté en faveur de son choix, entend s'accrocher au pouvoir comme le noyé s'accroche à sa boué de sauvetage.

Quel manque de dignité, quelle marque de déshonneur. Comment peut-il encore croire que le peuple pourra le respecter, respecter les hommes qu'il a choisi, et respecter ses propositions d'action ?

QUE FAUT-IL FAIRE ?

Devant un tel désastre, en présence d'un avenir apparaissant plein de menaces, porteurs de nuages noirs en prévision de la dégradation continue de notre économie conduisant à l'aggravation du chômage, de la misère et de la détresse des ménages, n'y a-t-il donc aucune issue pour notre peuple ?

Il faut, dès à présent, préparer les prochaines échéances électorales, qu'il s'agisse des présidentielles, des legislatives ou des communales.

Bien que l'on sache que les désaccords entre candidats soient assez souvent inconciliables, chacun d'eux pouvant être plus compétent ou plus sincère que les autres, ils faut les obliger à établir ensemble un programme de réformes et à désigner des candidats communs. Deux hommes, deux partis ont émergé de cette bataille pour la survie de la France : le "Font National" (FN) de Jean-Marie LE PEN et le "Mouvement pour la France" (MPF) de Philippe de VILLIERS.

Pourquoi ne tenteraient-ils pas de trouver un accord alors qu'à gauche cela a été possible ? Est-il si difficle, alors que l'on partage les mêmes valeurs, de faire taire les appétits personnels au profit de l'intérêt commun, celui de la France et des français ? Pour que cela devienne possible, il faut que le peuple souverain le fasse savoir, qu'il agisse, qu'il s'exprime.

Des sites Internet sont ouverts à cet effet :
- celui de l'Alliance pour la souveraineté de la France http://www.souverainete-france.org dont le Secrétaire Général est Monsieur Bernard CHAMUMEAU?
- celui de France Résistance http://www.france-resistance.com

Faites nous part de vos réflexions, de vos désirs, de vos espoirs. Nous serons porteurs de vos souhaits, de vos exigences.

Pour le comité provisoire de direction
PIERRE DESCAVES.





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