Nous avons l’immense douleur d’informer nos compatriotes Pieds-Noirs et nos amis Métropolitains de la disparition de notre ami René Paul BLANCHOT.
Grand défenseur de notre cause et grand militant au sein des associations de rapatriés dont il fût souvent initiateur comme au sein de la grande association VERITAS et des amicales Oraniennes comme l’A.N.R.O et en son temps l’A.O.B.R.
Né à Oran, il fit ses études secondaires au lycée LAMORICIÈRE.
Il était avocat au barreau de Marseille et, il consacrait beaucoup de son temps à notre combat.
C’est un Grand Patriote que nous perdons, jeune étudiant à Paris, il militait déjà pour la défense de l’Algérie Française, ce qui lui fit connaître les geôles gauliennes.
La communauté Pieds-Noirs et nos amis Métropolitains très touchés, s’inclinent devant la disparition de notre ami René BLANCHOT.
Ses obsèques auront lieu le mercredi 5 mars à 14 heures 30 en l’église Saint-Victor à Marseille, l' inhumation aura lieu à la Valette du Var.
Ayons une pensée pour sa famille, sa sœur et sa fille Christelle.

Merci pour votre message de reconnaissance envers René Blanchot, que j'ai eu la chance de connaître, à VERITAS et surtout à la Réunion, où il venait de s'installer.
Nous n'avons malheureusement pas eu suffisamment de temps, pour fonder une amitié solide, puisque René était déjà bien faible lorsqu'il arriva dans l'île : je n'ai pu que l'assister dans son début d'installation et dans mes visite dans les trois hôpitaux où il fut successivement soigné à la Réunion.
Je garde de lui l'impression d'un homme de cœur et de caractère. Une amitié naissait entre nous, nourrie à la source de mêmes souvenirs et de valeurs partagées..
A Joseph Hattab Pacha et à Anne Cazal, qui furent ses "grands frère et sœur" de lutte et amis , je me devais d'adresser un témoignage de quelques uns des derniers moments passés auprès de René : il a manifesté, jusqu'à l'inconscience imposée par la maladie, des projets de ''vie'', alors que la mort était à "sa porte" ( La lettreVERITAS de Mars devrait reproduire cette tentative de résumer des espérances, des traits du caractère ''trempé'' de René)
Chers oraniens, chers compatriotes, un homme de ''chez nous'' est parti... un de ceux qui ont mis leur courage à la "pointe" de leurs convictions et de leurs souffrances.
Vous pouvez pleurer son départ, comme je le pleure aujourd'hui, car c'est la nature de l'enfant de ne pas accepter que " l'injustice" de la mort frappe celui qui a la joie de vivre et l'espoir de vaincre une maladie qui l'essoufflait : chacun d'entre nous reste un enfant devant cette '''irrémédiable injustice"...
Car au travers de cet espoir qui l'animait, René fut aussi un enfant, jusqu'aux derniers jours de sa vie.
Bien Fraternellement.
