Il y a bien plus d'un siècle déja Ernest RENAN avait prononcé une conférence en Sorbonne dont les propos essentiels ont été publiés dans "LECTURES FRANCAISES" n° 572 de Décembre 2004. (SA D.P.F. BP 1 - 86190 Chiré-en-Montreuil):
Le 11 mars 1882, Renan prononça une conférence célèbre à la Sorbonne : « Qu'est-ce qu'une nation ? » et d'expliquer :
« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis.
L'homme, messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissement d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements.
Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont fait ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable) voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale... On aime en proportion des sacri­fices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant Spartiate : "Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes" est, dans sa simplicité, l'hymne abrégé de toute patrie »
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Après la lecture de ce très beau texte, posons seulement quatre questions

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1) Quel long passé de souvenirs en commun existe-t-il entre nous et nos millions d'immigrés, hormis quelques décennies de colonisation qu'ils nous reprochent d'ailleurs quotidiennement ? La colonisation, sauf pour l'Algérie, a duré moins de cent ans. Ce n'est pas grand chose dans l'histoire d'une France plus que millénaire.
2) Quel désir, nous-mêmes et nos envahisseurs, avons-nous de vivre ensemble ? Que les « grands démocrates » qui dirigent ce pays organisent donc un référendum chez les Français « de souche » ! Ils se garderont évidemment bien de le faire. Ces prébendiers de la démocratie, ces arrogants donneurs de leçons ne fonctionnent en réalité qu'à la combine, à la magouille et aux truquages électoraux.
3) Comment, Français et immigrés, pourrions-nous rendre ensemble un culte à des ancêtres qui n'ont rien de commun ?
4) Enfin, pourquoi devrions-nous transmettre à des étrangers, qui souvent ne nous aiment pas, la maison que nos pères ont bâtie et que nous chérissons par-dessus tout ?

Laisserons-nous des forces anonymes, échappant à tout contrôle populaire, nous déposséder de nos droits héréditaires sur la terre conquise et conservée par nos aïeux ?


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