LES SEPT RAISONS DE DIRE « NON » AU PROJET DE « CONSTITUTION » DE CETTE EUROPE-LA

1-CE N'EST PAS UNE CONSTITUTION, C'EST UN FATRAS

Les constitutions les plus courtes sont les meilleures. Elles doivent définir les grands principes de la cohésion nationale et du respect de la dignité humaine, le rôle des grandes institutions de l'État, de l'équilibre des pouvoirs et les fondements du Droit.

Le texte que l'on nous soumet est un fatras.

Le rôle respectif des États, du Parlement, de la Commission, des différents Conseils, n'obéit ni au principe de visibilité du pouvoir, ni à la distinction des pouvoirs. Le texte met en place tous les ingrédients d'une fantastique dérive techno-bureaucratique d'un système libéralo-socialiste qui, pour encadrer économiquement, politiquement, socialement et culturellement bientôt trois dizaines de pays et plusieurs centaines de régions ne cessera de limiter les libertés nationales, familiales, professionnelles et produira de plus en plus de socialisme.

Ce texte-là débouchera institutionnellement sur une sorte de monstre hybride euro-soviétoïde.

À l'inverse, nous pensons que l'Europe est une réalité historique, ethnique, culturelle. Elle n'a pas besoin de constitution et encore moins d'une fausse constitution.

L'unité souhaitable de ses patries peut s'ordonner autour d'une charte de confédération de ses peuples, rappelant ses racines communes de civilisation et ses valeurs fondamentales gréco-judéo-chrétiennes, précisant les conditions d'appartenance à la confédération. Cette Europe du bien commun des patries et de la réalité reposerait sur des pactes d'intérêt commun entre ses nations, sur des traités, sur une alliance militaire.

2-CE N'EST PAS L'EUROPE RÉELLE, C'EST UNE UTOPIE

Dans cette fausse constitution, on ne précise même pas ce qu'est l'Europe, ni où elle commence, ni où elle finit !

D'une part, on présente cette Europe-là comme l'espace des droits de l'homme. Mais, de l'autre, ces droits sont universels ! Or, les Chinois, les Américains, les Papous et les Bantous et tous les autres encore sont aussi des hommes et ont donc droit eux aussi aux droits de l'homme.

Alors, « l'Europe » ce serait le monde !

Et, en fait, là se cache la vérité : cette « Europe » que l'on nous concocte n'est qu'une étape vers le rêve d'unification mondialiste. L'adhésion prochaine de la Turquie asiatique est une étape symbolique vers le grand mixage du mirage planétaire.

3 - CETTE EUROPE-LA SERA DE PLUS EN PLUS ASIATIQUE

Le système européen travaille à marche forcée pour l'intégration de la Turquie. La commission a dégagé pour cela tous les financements et notamment l'argent nécessaire pour une immense propagande.

Alors que le système européen vise à abolir toute préférence et même toute référence nationale, culturelle, religieuse, la Turquie, islamiquement homogène, fière de son passé impérial et de ses traditions militaires, sans repentance pour ses génocides du siècle dernier, puissante de son poids démographique et de celui de l'ensemble turcophone, va peser considérablement.

Et ce n'est pas demain que dans l'éducation nationale turque on détruira la fierté nationale comme on le fait chez nous.

Depuis des siècles, l'empire turc s'est construit contre cet héritage gréco-judéo-chrétien, alternant entre la domination et la démolition.

Pour prouver sa volonté de rupture avec le passé, il faudrait pour le moins que le gouvernement turc accepte qu'Istanbul redevienne Constantinople et que sa grande mosquée redevienne la cathédrale Sainte-Sophie. Il faudrait qu'il adopte vis-à-vis des Arméniens et des Chaldéens l'attitude de l'Allemagne vis à vis des Juifs. Cela ne semble pas être possible avant longtemps. Par ailleurs, cette Turquie, on le sait, est divisée par le conflit entre sa majorité de population turque et sa forte minorité kurde. Ce n'est pas là un élément d'optimisme. La Turquie, qui ne veut pas d'un Kurdistan indépendant, a tout intérêt à pousser en Europe des millions de Kurdes. Elle fait cela systématiquement.

4- CETTE EUROPE-LÀ N'EST PAS LA PAIX

D'une part, le racisme anti blanc le plus violent devient le principe unificateur de beaucoup de jeunes déracinés et délinquants de diverses origines.

De l'autre, l'Europe est déjà de plus en plus sujette aux affrontements inter-islamiques. Avec l'entrée de la Turquie, ses frontières seront désormais de fait celles des pays du Caucase, de l'Iran, de la Syrie et, avec l'extension turque aux « frères » turcophones, celles de l'Afghanistan, de l'Inde, de la Chine... Pèse-t-on bien ce que cela signifie ?

5- CETTE EUROPE-LÀ N'EST PAS LA PROSPÉRITÉ

Les pays du sud de l'Europe et l'Irlande ont bénéficié jusqu'ici des fonds européens, alimentés notamment par les contributions allemandes et françaises. Il va falloir encore payer longtemps pour les nouveaux arrivants venus de l'Est. L'entrée de la Turquie avec ses productions et main-d'œuvre bon marché, signifiera encore plus de délocalisations et encore plus de chômage.

6- CETTE EUROPE-LA N'EST PAS LA LIBERTÉ

Certes, sur le plan économique, elle remet en cause aujourd'hui les monopoles des entreprises nationalisées dans les domaines des transports et de l'énergie. Mais, par ailleurs, elle encadre et soumet à la politique des quotas et à ses réglementations tatillonnes l'agriculture, la pêche, les productions alimentaires, la restauration...

Sur le plan idéologique, loin de combattre le mauvais modèle français de la police de la pensée, elle prend pour valeur fondamentale le nihilisme du soi-disant antiracisme élaboré en France avec la loi Rocard-Gayssot.

Dans la pratique, sur le champ de ruines des valeurs naturelles et chrétiennes de cette Europe-là, sur l'interdiction légale de toute préférence nationale, religieuse, culturelle et même de normalité sexuelle, l'islam se développe.

7- CETTE EUROPE-LA NE SERA NI FORTE NI LIBRE.

Affaiblie par la perte de l'homogénéité de population et de culture et donc dépersonnalisée, déséquilibrée économiquement et socialement par les grands courants de délocalisation et rendue dépendante par la division internationale du travail, cette Europe-là, organisant le déracinement historique et culturel de ses enfants, a programmé la perte de son identité.

L'idéologie des droits de l'homme ne remplacera pas la cohésion fondée sur le sentiment d'appartenance à une communauté historique de destin.

En revanche, la Turquie conserve ce sentiment. Mais ses racines ne sont pas celles que reconnurent pendant des siècles tous les peuples européens : Athènes, Rome et Jérusalem.

De surcroît, sa démographie est forte et forte celle de ses peuples associés dans le pacte de la Caspienne alors que les peuples de la vieille Europe organisent leur génocide avec la conjugaison de l'avortement et de l'immigration.

Une Turquie jeune dans une vieille Europe, voilà le danger à conjurer : en disant simultanément « Non à son entrée » et « Non à la constitution fatras », et en appelant nos compatriotes à rejeter la culture de mort afin que continuent à naître les enfants de l'espoir de nos patries d'Europe.

BERNARD ANTONY

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