Stupéfaction, scandale, le milieu gay parisien n'en revient toujours pas. Le 22 octobre dernier, une soixantaine de militants du RED (Rassemblement étudiant de droite) a fait irruption au beau milieu du salon Rainbow Attitude Expo, à Paris. Pour y déployer une banderole : « Tous enfants d'hétéros ». La reprise en chœur de ce même slogan, vérité élémentaire au demeurant, suivie de celui de « Act Up, dissolution ! » a fait aux oreilles de certains l'effet d'un véritable coup de tonnerre. Ceci d'autant plus que ce pied de nez fait au déferlement actuel d'une homosexualité militante n'a donné lieu à aucune violence, à aucune insulte, les jeunes militants ayant même payé leur billet d'entrée.
On se souvient que, le 5 juin dernier, Act Up, avait fait irruption à Notre-Dame de Paris pour y célébrer une parodie de mariage homosexuel. On a surtout retenu qu'à côté des invectives proférées contre Benoît XVI, les militants homosexuels s'étaient illustrés par le passage à tabac du recteur de la cathédrale. Le garde des Sceaux, Pascal Clément, vient de décider que l'infraction ne pouvant être caractérisée, ni les agresseurs identifiés, la plainte serait classée sans suites...
On aura aussi remarqué les affiches indécentes du salon Rainbow
Attitude placardées dans les couloirs du métro parisien. Ces affiches sont, comme le rappellent les organisateurs du salon, un acte militant. Acte militant validé par la Haute Autorité contre les discriminations (HALDE) créée par Jacques Chirac.
Pour la première fois, la contradiction a été portée par cette jeunesse qu'ils pensaient toute acquise à leur cause. Et ce, dans le temple du consumérisme homo et de la sexualité débridée. Le RED, mouvement universitaire revendiquant son engagement patriotique, s'était déjà illustré par une vaste campagne contre le mariage homosexuel et l'adoption, lors des diverses Gay Pride du mois de juin à Paris, Lyon, Nancy, Caen. Ce mouvement, pré¬sent dans un certain nombre d'universités françaises, montre ainsi une capacité de mobilisation inattendue. Il s'attache à défendre les valeurs familiales, le mérite dans les facultés et l'indépendance de l'université face aux derniers avatars du marxisme.
Malgré les tentatives d'Act Up et des nombreuses associations homosexuelles pour étouffer cet événement, on peut y voir la persistance, à l'université, d'une droite qui se refuse à transiger sur certaines valeurs.